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Toi, ma mère.

Toi ma mère
Toi, ma mère, qui a failli
M'ôter la vie sans même me l'avoir donnée,
Je sais bien que tu n'as pas choisi
La manière dont je suis né.

Toi, ma mère, qui a subi
L'enlèvement de ton nouveau né,
Bien que tu y ais consenti
Ce n'était pas de ton plein gré.

C'était une urgence vitale,
Il fallait bien nous séparer
De ce cordon ombilical
Qui me mettait en danger,

Et ma condition fœtale,
Qui brusquement s'est terminée,
M'a mené dans cet hôpital
Réservé aux prématurés.

Je sais, ce n'était pas facile,
Il y avait ma sœur et mon frère
Qui attendaient à domicile,
Qui avaient besoin de leur mère.

Moi, j'étais en sécurité
À l'abri sous ma cloche en verre,
J'étais nourri, j'étais soigné,
L'on comblait mes besoins primaires.

Dans ma couveuse surchauffée
Je voyais passer les infirmières,
Les parents des autres bébés
Et puis quelquefois, toi, ma mère.

Et j'avais froid de ta chaleur
Où je me serais, contre ta poitrine,
Bercé au rythme de ton cœur,
Endormi sur ta peau câline.

Mais il me manquait l'essence
Pour le début de mon parcours,
Mais il me manquait les sens
À la naissance de notre amour.

Malgré tout ça, a subsisté
Comme une connexion magique
Un lien qui nous est réservé
Comme une intrication quantique.

Une manière que nous avons
De communiquer tous les deux,
Sans émettre le moindre son,
Sans se regarder dans les yeux.

Mais des vibrations harmoniques
Font résonner à l'unisson
Nos voix, liées par la musique
Des pensées que nous partageons.

Ce que je dis dans ma chanson,
Le secret de mes sentiments,
Le reflet de mes émotions,
C'est que je t'aime, Maman.


Loïc Janet

© Poème posté le 22/03/2026 par Loïc Janet

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