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L’Éveil du Poète
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I.

Au désert de l’esprit s’enlise le Poète
Dans l’ombre d’une nuit où se perd son chemin.
Ses mots, vidés de sens, étourdissent sa tête,
Et sa plume se casse au creux du parchemin.

Il scrute l’horizon d’un ciel noir et stérile,
Où nul astre ne luit dans la nuit qui s’endort.
Ses vers sont vains échos d’un soupir inutile,
Un néant revêtu des habits de la mort.

II.

Un souffle doux pourtant caresse sa paupière,
Un murmure lointain, promesse d’un azur
D’où naîtra des noirceurs un monde de lumière,
Un rayon d’aube neuve éclairant et très pur.

Surgie de la grisaille, une étincelle brille,
Un frisson plein d’espoir annonce un nouveau jour.
Le silence se fond dans la nuit qui scintille,
Et le cœur du Voyant reprend vie dans l’amour.

III.

Des mots fusent enfin, ardents plus qu’une flamme,
Étoiles en cascade et bijoux d’univers.
L’ivresse de l’instant réenchante son âme,
Où rime un nouvel air que psalmodient ses vers.

Il voit dans le Cosmos des couleurs infinies,
Brillantes vérités à son œil brasillant.
Dans l’âme libérée, au grand Tout réunies,
Se fait l’ombre lumière et la nuit feu vivant.

IV.

D’un œil illuminé, il contemple la Terre,
Reconnaissant partout le sceau d’or du Sacré.
Dans chaque coin du ciel, se révèle un mystère,
Un trésor éternel pour l’Homme consacré.

Sa quête couronnée, l’Univers se révèle :
Sa magie l’éblouit dans l’Éveil de ses nuits.
Le Poète, affranchi sous la voûte éternelle,
Habille de beauté la chair de ses écrits.

© Poème posté le 17/03/2026 par Xuyozi

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