Le roman des oiseaux
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Le vent avait forci dans le jour finissant
De ce début de mars où le froid dure encore.
Les nuages filaient dans le ciel menaçant,
Les oiseaux migrateurs remontaient vers le Nord.
Ils venaient de l'été du côté de Saint Louis
D'une route rasant les sommets ibériques.
Le Djoudj et ses marais les avaient bien nourris,
Dans leurs plumes restait la chaleur de l'Afrique.
Il les vit arriver dans la faible lumière,
Ils semblaient irréels dans la nuit commencée.
Leurs ailes lentement battaient à peine l'air,
Quelle force cachée les faisait avancer ?
Quand le noir engloutit les ombres entrevues
Il avait son histoire et chercha son stylo.
Il devait découvrir ces routes inconnues
Et conter à chacun le roman des oiseaux.
De ce début de mars où le froid dure encore.
Les nuages filaient dans le ciel menaçant,
Les oiseaux migrateurs remontaient vers le Nord.
Ils venaient de l'été du côté de Saint Louis
D'une route rasant les sommets ibériques.
Le Djoudj et ses marais les avaient bien nourris,
Dans leurs plumes restait la chaleur de l'Afrique.
Il les vit arriver dans la faible lumière,
Ils semblaient irréels dans la nuit commencée.
Leurs ailes lentement battaient à peine l'air,
Quelle force cachée les faisait avancer ?
Quand le noir engloutit les ombres entrevues
Il avait son histoire et chercha son stylo.
Il devait découvrir ces routes inconnues
Et conter à chacun le roman des oiseaux.
Texte paru dans "Le parfum des saisons" (Stellamaris - 2024)
