Éloge des Contraires
C’est sous le silence barbare que s’opèrent les pires tortures,
C’est sous la froideur du marbre que gisent les sépultures.
C’est dans la joute des corps, dans l’étreinte dure des murs,
Que naît, de chair et de sang, la fragile progéniture.
De la terreur surgit l’espoir, de la misère le miracle,
C’est à l’aube des guerres que prophétisent les oracles.
Les accalmies du monde, hachées de pulsions meurtrières,
Professent des phrases de miel, suaves et mensongères.
Elles pétrissent les corps de leurs mets les plus mièvres,
Détournent la Sainte Bible et piétinent ses lèvres.
Sirènes séductrices des gouffres abyssaux,
Issues d’une paix spectrale aux parfums trop idéaux,
Elles coulent des sorts dormants dans l’or cérémoniel
Et versent leur lent poison —
dans un sommeil de miel.
C’est sous la froideur du marbre que gisent les sépultures.
C’est dans la joute des corps, dans l’étreinte dure des murs,
Que naît, de chair et de sang, la fragile progéniture.
De la terreur surgit l’espoir, de la misère le miracle,
C’est à l’aube des guerres que prophétisent les oracles.
Les accalmies du monde, hachées de pulsions meurtrières,
Professent des phrases de miel, suaves et mensongères.
Elles pétrissent les corps de leurs mets les plus mièvres,
Détournent la Sainte Bible et piétinent ses lèvres.
Sirènes séductrices des gouffres abyssaux,
Issues d’une paix spectrale aux parfums trop idéaux,
Elles coulent des sorts dormants dans l’or cérémoniel
Et versent leur lent poison —
dans un sommeil de miel.
