Un vol de libellule
2
Nu dans la dimension d’un dur stylite athée,
Tu singerais la foi d’une emphase éhontée !
Jamais rassasié par l’agape du vent,
Le doux flux vespéral te semble indifférent ;
Tes faims avides d’air creusent de vastes conques
Dans la trame d’un temps que tu trahis et tronques ;
Lourd d’une illusion vide, un néant sous le pied,
On jurerait, d’un saint, quelque abord toujours quiet !
Tu jubiles en vain, rien n’agit ni ne souffle.
Ces esprits ne sont qu’une invention de maroufle,
Seul au gouffre, en tombant dans ces immenses nuits,
Peaufine donc la fable ! A tes espoirs enfuis
Tu crocherais la main, comme un noyé l’épave !
Mais l’océan sans fond va de plus en plus grave,
Il n’est pas ! l’horizon d’espaces infinis…
L’existence rebelle émarge ! Au mieux, tes cris,
Parole temporelle à l’oubli condamnée !
Même l’écrit s’envole un peu plus chaque année…
Tu singerais la foi d’une emphase éhontée !
Jamais rassasié par l’agape du vent,
Le doux flux vespéral te semble indifférent ;
Tes faims avides d’air creusent de vastes conques
Dans la trame d’un temps que tu trahis et tronques ;
Lourd d’une illusion vide, un néant sous le pied,
On jurerait, d’un saint, quelque abord toujours quiet !
Tu jubiles en vain, rien n’agit ni ne souffle.
Ces esprits ne sont qu’une invention de maroufle,
Seul au gouffre, en tombant dans ces immenses nuits,
Peaufine donc la fable ! A tes espoirs enfuis
Tu crocherais la main, comme un noyé l’épave !
Mais l’océan sans fond va de plus en plus grave,
Il n’est pas ! l’horizon d’espaces infinis…
L’existence rebelle émarge ! Au mieux, tes cris,
Parole temporelle à l’oubli condamnée !
Même l’écrit s’envole un peu plus chaque année…
