Chant royal pour explorer le monde
1
Imaginons un immense univers,
Très loin avec l’incroyable nature,
Un long parcours parsemé de revers,
Avec folie et goût de l’aventure.
Voyons passer l’étrange créature,*
Celle qui court depuis l’éternité
Ou simplement depuis l’Antiquité.
Un astre fait son éternelle ronde;
Le temps revêt son ciel d’iniquité,
Ses jours mauvais, son temps d’indignité;
Partons ailleurs pour explorer le monde.
La terre rit et montre ses avers
Dans des pays tout en caricature,
Faits de soleil et de grands arbres verts,
Sujets tout prêts pour l’art de la peinture.
Il fait très beau dessus chaque toiture
Dans un tableau qu’on dirait inventé
Par un poète au cœur tout envoûté.
Le voyage est comme une longue ronde,
Un doux chemin où tout est apprêté.
Dès le printemps ou le brûlant été,
Partons ailleurs pour explorer le monde
Le ciel gris pleure avec ses jeux pervers
Dans un décor tout de mésaventure
Avec des maux, des pièges en travers,
Pour vous mettre en la sinistre posture.
Tant pis pour nous, cherchons une ouverture
Vers le pays fait d’animosité,
De longs défis tout en diversité.
La route aura sa marche furibonde,
Les dangers fous où l’homme s’est heurté
Et, même si d’autres ont hésité,
Partons ailleurs pour explorer le monde.
Un grand bateau, d’autres moyens divers
Attendent là, comme cette voiture
Pleine de gens habillés et couverts,
Pour un départ comme une investiture.
Voici le couple et sa progéniture,
Le cœur tout prêt pour l’authenticité,
Rêvant déjà de quelque nouveauté.
Pleins des projets que l’avenir inonde,
L’âme en bonheur et le corps enchanté.
Dans un parcours si peu prémédité,
Partons ailleurs pour explorer le monde.
Une fusée entre des mains d’experts
Veut, elle aussi, déployer sa stature
Et s’en aller vers des cieux entrouverts,
Trouver qui sait, une autre conjoncture.
Des astres lourds lui font une ceinture,
Dans des parcours emplis d’obscurité
Vers un ciel vide ou peut-être habité,
Offrant ainsi une quête féconde,
Avec l’espoir d’une autre identité.
Pour le plaisir, avec humilité,
Partons ailleurs pour explorer le monde.
Princes, voyez l’homme en divinité,
Prêt à courir un espace affrété
Dessous le ciel, dessus la terre ronde,
Avec ses sens, sa curiosité
Et redisant jusqu’à satiété:
Partons ailleurs pour explorer le monde
Très loin avec l’incroyable nature,
Un long parcours parsemé de revers,
Avec folie et goût de l’aventure.
Voyons passer l’étrange créature,*
Celle qui court depuis l’éternité
Ou simplement depuis l’Antiquité.
Un astre fait son éternelle ronde;
Le temps revêt son ciel d’iniquité,
Ses jours mauvais, son temps d’indignité;
Partons ailleurs pour explorer le monde.
La terre rit et montre ses avers
Dans des pays tout en caricature,
Faits de soleil et de grands arbres verts,
Sujets tout prêts pour l’art de la peinture.
Il fait très beau dessus chaque toiture
Dans un tableau qu’on dirait inventé
Par un poète au cœur tout envoûté.
Le voyage est comme une longue ronde,
Un doux chemin où tout est apprêté.
Dès le printemps ou le brûlant été,
Partons ailleurs pour explorer le monde
Le ciel gris pleure avec ses jeux pervers
Dans un décor tout de mésaventure
Avec des maux, des pièges en travers,
Pour vous mettre en la sinistre posture.
Tant pis pour nous, cherchons une ouverture
Vers le pays fait d’animosité,
De longs défis tout en diversité.
La route aura sa marche furibonde,
Les dangers fous où l’homme s’est heurté
Et, même si d’autres ont hésité,
Partons ailleurs pour explorer le monde.
Un grand bateau, d’autres moyens divers
Attendent là, comme cette voiture
Pleine de gens habillés et couverts,
Pour un départ comme une investiture.
Voici le couple et sa progéniture,
Le cœur tout prêt pour l’authenticité,
Rêvant déjà de quelque nouveauté.
Pleins des projets que l’avenir inonde,
L’âme en bonheur et le corps enchanté.
Dans un parcours si peu prémédité,
Partons ailleurs pour explorer le monde.
Une fusée entre des mains d’experts
Veut, elle aussi, déployer sa stature
Et s’en aller vers des cieux entrouverts,
Trouver qui sait, une autre conjoncture.
Des astres lourds lui font une ceinture,
Dans des parcours emplis d’obscurité
Vers un ciel vide ou peut-être habité,
Offrant ainsi une quête féconde,
Avec l’espoir d’une autre identité.
Pour le plaisir, avec humilité,
Partons ailleurs pour explorer le monde.
Princes, voyez l’homme en divinité,
Prêt à courir un espace affrété
Dessous le ciel, dessus la terre ronde,
Avec ses sens, sa curiosité
Et redisant jusqu’à satiété:
Partons ailleurs pour explorer le monde
