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Les âmes bien nées
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« Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées,
La valeur n’attend point le nombre des années. »
Pierre Corneille, Le Cid.




En fougueux bûcherons et déjà à pied d’œuvre,
À l’orée d’un boisé, se gardant de gémir,
Ils manœuvrent le sciotte, ardemment, sans fléchir,
Tout en arborant un courage à toute épreuve.

Voyez l’arrière-plan, vous en aurez la preuve :
Tous ces billots cordés qu’ils ont pu recueillir,
Grâce au labeur ardu, constant, sans défaillir,
Ils les ont moissonnés en vaillants maîtres d’œuvre.

Bientôt il n’y aura que bûches à brûler,
Combustible ligneux, nourricier du brasier,
Pour bien se réchauffer et vaincre la froidure

Des soirées plutôt crues de l’arrière-saison,
Épeurer le moustique, éviter la piqûre
Et pour enfin griller guimauves sur tisons.

© Poème posté le 26/01/2026 par Erdez

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