le penseur
La condition humaine
Je ressens les souvenirs d’un lointain passé
Ils agressent ma mémoire, mon temps présent
La solitude de l’esprit m’emprisonne soudain
Être au milieu des autres et rester invisible
L’oubli n’est point le remède et les plaies
Sont les scories d’une vie de fortes épreuves
Le vide de l’existence, une terrifiante vérité
Qui cache les souffrances d’une âme meurtrie
Que suis-je ? Qu’une lueur blafarde, vacillante
Qui éclaire un instant, la nuit galactique
Ce monde est un mystère, je crois le connaître
Hélas je le dis ! Je n’ai effleuré que sa surface
Et j’ai pris un jour conscience de ma finitude
De cette fin programmée, au retour du néant
Des mots pour exprimer les maux, bouche cousue
Parle plus, car la vraie souffrance est muette
Et l’homme, cet éphémère organisme vivant
Une poussière d’étoile dans l’infini univers
L’amour, absolue nécessité tant recherchée
Qui fait battre les cœurs et pleurer de chagrin
Les cicatrices qui ne peuvent se refermer
Ce mal qui ronge nos esprits jusqu’à la mort
Nous trouvons refuge auprès de la nature
Pour fuir le tumulte et le vacarme des villes
Tout doit disparaître, rien n’est immuable
Les plus grands empires deviennent ruines
Faut-il croire au hasard ou au destin, que croire
Je ne sais pas, je laisse le sort en décider
Enfin le silence absolu, intérieur et cosmique
Aucune parole ne peut troubler cet équilibre !
Le penseur qui pense
Le temps est suspendu, effacé pour toujours
Car je suis mort ce soir, je n'ai plus d'avenir
La vie est courte, je ne dirai plus bonjour
Dans l'esprit des vivants, qu'un vague souvenir
En devenant penseur, je contemple le monde
Assis sur un rocher, au-dessus des nuages
Observer la Terre, j'ai l'âme vagabonde
Je pense donc je suis, sage parmi les sages
Je les vois ces humains, à courir en tous sens
Et à s'agiter tels des fourmis, dans leur ville
Et ils sont conditionnés dès leur naissance
Car leur existence n'a rien d'un vaudeville
Donnez-moi les outils et un gros bloc de marbre
Je sculpterai dedans la plus belle statue
Alors je la mettrais assise sous un arbre
Créatrice de pensées de très haut statut
Moi, laboureur d'idées, sur une terre aride
Semant dans les esprits, de profonds sentiments
Un maître-penseur, comme le soleil torride
Il éclaire le monde de ses jugements
Je suis devenu contemplateur de la vie
Un observateur et comprendre est mon dessein
Penser librement, refusant d'être asservi
Non l'idiot utile au milieu d'un essaim
Le flux et le reflux des pensées dans l’esprit
Ouragan de mots, un raz de marée d’images
Tenant ma tête, peur d’exploser, d’imploser
Je perds pied, comme un navire en perdition
La lave se répand et dévale la pente
De ma raison, droit vers le cortex cérébral
La nuit ! Je crie mon mal d’être la proie du feu
Qui incendie et consume ma conscience
Mais comment éteindre cet infernal brasier
Je sens mon âme devenir un cimetière
Et mes souvenirs émiettés, des lambeaux
Je veux m’endormir et ne plus jamais penser !
J’ai pris conscience
J’ai pris conscience de mon identité
De cette dissolution du moi face à l’univers
Cette identité fragmentée ou multiple
Du décalage entre le soi réel et celui perçu
De la mémoire qui trahit et se réinvente
De la solitude radicale, de se sentir étranger
Quelquefois dans son propre corps
Ma conscience a ses limites face à l’infini
La fragilité des certitudes et des convictions
De n’appartenir à aucun temps ni lieu
Ce temps non linéaire ou fractal
Que le passé, présent et futur se confondent
De la finitude face à l’éternité cosmique
Le sentiment d’un futur qui n’arrivera jamais
De la perte de la mémoire individuelle et collective
De cette perception du vieillissement invisible
De ma petitesse humaine face à l’univers
Cette angoisse cosmique ou ce vertige existentiel
La vie, un événement dans un monde indifférent
La beauté et la violence des forces naturelles
La conscience de la disparition de tout ce qui est vivant
Notre vie n’est rien face au temps géologique.
Les mots sont insuffisants pour exprimer l’âme
Même la poésie a des limites de langage
De la perception altérée ou hallucinée du réel
Que le monde quotidien est bien souvent étrange
De la subjectivité des évènements vécus
Que l’amour est parfois impossible ou paradoxal
De la douleur invisible ou des cicatrices intérieures
D’une certaine contemplation de l’absence et du néant
De l’éveil à une conscience plus vaste que soi
Et du silence comme espace de révélation intérieure !
Je ressens les souvenirs d’un lointain passé
Ils agressent ma mémoire, mon temps présent
La solitude de l’esprit m’emprisonne soudain
Être au milieu des autres et rester invisible
L’oubli n’est point le remède et les plaies
Sont les scories d’une vie de fortes épreuves
Le vide de l’existence, une terrifiante vérité
Qui cache les souffrances d’une âme meurtrie
Que suis-je ? Qu’une lueur blafarde, vacillante
Qui éclaire un instant, la nuit galactique
Ce monde est un mystère, je crois le connaître
Hélas je le dis ! Je n’ai effleuré que sa surface
Et j’ai pris un jour conscience de ma finitude
De cette fin programmée, au retour du néant
Des mots pour exprimer les maux, bouche cousue
Parle plus, car la vraie souffrance est muette
Et l’homme, cet éphémère organisme vivant
Une poussière d’étoile dans l’infini univers
L’amour, absolue nécessité tant recherchée
Qui fait battre les cœurs et pleurer de chagrin
Les cicatrices qui ne peuvent se refermer
Ce mal qui ronge nos esprits jusqu’à la mort
Nous trouvons refuge auprès de la nature
Pour fuir le tumulte et le vacarme des villes
Tout doit disparaître, rien n’est immuable
Les plus grands empires deviennent ruines
Faut-il croire au hasard ou au destin, que croire
Je ne sais pas, je laisse le sort en décider
Enfin le silence absolu, intérieur et cosmique
Aucune parole ne peut troubler cet équilibre !
Le penseur qui pense
Le temps est suspendu, effacé pour toujours
Car je suis mort ce soir, je n'ai plus d'avenir
La vie est courte, je ne dirai plus bonjour
Dans l'esprit des vivants, qu'un vague souvenir
En devenant penseur, je contemple le monde
Assis sur un rocher, au-dessus des nuages
Observer la Terre, j'ai l'âme vagabonde
Je pense donc je suis, sage parmi les sages
Je les vois ces humains, à courir en tous sens
Et à s'agiter tels des fourmis, dans leur ville
Et ils sont conditionnés dès leur naissance
Car leur existence n'a rien d'un vaudeville
Donnez-moi les outils et un gros bloc de marbre
Je sculpterai dedans la plus belle statue
Alors je la mettrais assise sous un arbre
Créatrice de pensées de très haut statut
Moi, laboureur d'idées, sur une terre aride
Semant dans les esprits, de profonds sentiments
Un maître-penseur, comme le soleil torride
Il éclaire le monde de ses jugements
Je suis devenu contemplateur de la vie
Un observateur et comprendre est mon dessein
Penser librement, refusant d'être asservi
Non l'idiot utile au milieu d'un essaim
Le flux et le reflux des pensées dans l’esprit
Ouragan de mots, un raz de marée d’images
Tenant ma tête, peur d’exploser, d’imploser
Je perds pied, comme un navire en perdition
La lave se répand et dévale la pente
De ma raison, droit vers le cortex cérébral
La nuit ! Je crie mon mal d’être la proie du feu
Qui incendie et consume ma conscience
Mais comment éteindre cet infernal brasier
Je sens mon âme devenir un cimetière
Et mes souvenirs émiettés, des lambeaux
Je veux m’endormir et ne plus jamais penser !
J’ai pris conscience
J’ai pris conscience de mon identité
De cette dissolution du moi face à l’univers
Cette identité fragmentée ou multiple
Du décalage entre le soi réel et celui perçu
De la mémoire qui trahit et se réinvente
De la solitude radicale, de se sentir étranger
Quelquefois dans son propre corps
Ma conscience a ses limites face à l’infini
La fragilité des certitudes et des convictions
De n’appartenir à aucun temps ni lieu
Ce temps non linéaire ou fractal
Que le passé, présent et futur se confondent
De la finitude face à l’éternité cosmique
Le sentiment d’un futur qui n’arrivera jamais
De la perte de la mémoire individuelle et collective
De cette perception du vieillissement invisible
De ma petitesse humaine face à l’univers
Cette angoisse cosmique ou ce vertige existentiel
La vie, un événement dans un monde indifférent
La beauté et la violence des forces naturelles
La conscience de la disparition de tout ce qui est vivant
Notre vie n’est rien face au temps géologique.
Les mots sont insuffisants pour exprimer l’âme
Même la poésie a des limites de langage
De la perception altérée ou hallucinée du réel
Que le monde quotidien est bien souvent étrange
De la subjectivité des évènements vécus
Que l’amour est parfois impossible ou paradoxal
De la douleur invisible ou des cicatrices intérieures
D’une certaine contemplation de l’absence et du néant
De l’éveil à une conscience plus vaste que soi
Et du silence comme espace de révélation intérieure !
