Paris se souvient
1
Paris, ce n'est pas les cartes postales
ni les noms de rues que tout le monde connaît.
Paris, ce sont les lilas près de la voie ferrée,
où le train ne s'arrête pas
mais où le cœur reste.
Paris, ce sont les arbres nus
qui se tiennent sans protection en hiver,
et ils sont beaux
car ils ne feignent rien.
Car ils ont survécu
et regardent encore le ciel.
Le ciel au-dessus de Paris n'oppresse pas.
Il protège.
Les nuages passent doucement,
comme des pensées qui ne font pas mal
mais qui restent.
L'air à Paris se souvient.
Il porte les voix des gens d'autrefois,
les pas des rois et du peuple,
non comme un souvenir,
mais comme une présence.
Comme si tous respiraient encore
pour que la ville ait une âme.
À Paris, les matins ne se pressent pas.
La lumière descend sur les toits
comme une main sur le front de celui qu'on aime
pour ne pas le réveiller brusquement.
La pluie ici ne gâche pas la journée.
Elle parle avec la pierre,
lave les traces de l'amour
et laisse un parfum qui dit :
tu es encore là, tu respires encore.
Paris a de la place pour tout le monde.
Pour ceux qui viennent les mains vides,
pour les fatigués,
pour les amoureux
et pour ceux qui apprennent tout juste à aimer.
Si c'est étrange de ressentir,
qu'il en soit ainsi.
Sa beauté ne s'explique pas
elle se reconnaît, car elle ne vient pas
des ornements mais de la vérité.
Rien de ce qui a été
une fois profondément vécu
ne disparaît complètement.
La terre se souvient.
L'air se souvient.
Paris se souvient.
ni les noms de rues que tout le monde connaît.
Paris, ce sont les lilas près de la voie ferrée,
où le train ne s'arrête pas
mais où le cœur reste.
Paris, ce sont les arbres nus
qui se tiennent sans protection en hiver,
et ils sont beaux
car ils ne feignent rien.
Car ils ont survécu
et regardent encore le ciel.
Le ciel au-dessus de Paris n'oppresse pas.
Il protège.
Les nuages passent doucement,
comme des pensées qui ne font pas mal
mais qui restent.
L'air à Paris se souvient.
Il porte les voix des gens d'autrefois,
les pas des rois et du peuple,
non comme un souvenir,
mais comme une présence.
Comme si tous respiraient encore
pour que la ville ait une âme.
À Paris, les matins ne se pressent pas.
La lumière descend sur les toits
comme une main sur le front de celui qu'on aime
pour ne pas le réveiller brusquement.
La pluie ici ne gâche pas la journée.
Elle parle avec la pierre,
lave les traces de l'amour
et laisse un parfum qui dit :
tu es encore là, tu respires encore.
Paris a de la place pour tout le monde.
Pour ceux qui viennent les mains vides,
pour les fatigués,
pour les amoureux
et pour ceux qui apprennent tout juste à aimer.
Si c'est étrange de ressentir,
qu'il en soit ainsi.
Sa beauté ne s'explique pas
elle se reconnaît, car elle ne vient pas
des ornements mais de la vérité.
Rien de ce qui a été
une fois profondément vécu
ne disparaît complètement.
La terre se souvient.
L'air se souvient.
Paris se souvient.
Ce poème fait partie de mon recueil personnel. Vous pouvez le lire en croate et en anglais sur mon site : https://magmastar.com
