Deux semaines déjà que ses yeux sont fermés,
Du fond de son coma nous entend-il parler ?
A-t-il encore en lui cette lucidité
Pour voir que son état ne fait plus qu’empirer ?
Allongé sur le lit dans cette chambre sombre,
Son corps tant rétrécit ne semble plus qu’une ombre,
Sur la table, à côté, que les seringues encombrent
La lueur du réveil transperce la pénombre.
Partout dans la maison il règne le silence,
L’horloge du salon fait de la résistance,
Scandant le temps qui passe et marquant la cadence
Des heures qui l’approchent de sa délivrance.
