Trouble fait qu’on l’appelle « femelle »,
Au mépris du temps, au gré du ciel.
Leurs lèvres effleurent, goût de miel.
Douceur dangereuse qui brûle et ensorcelle.
Élégante, voluptueuse,
Toujours capable d’être tueuse.
Leurs voix, berceuses,
Trop lumineuses pour qu’on les oublie.
Sans elles, où seriez-vous ?
Le monde s’effrite, les ombres s’allongent,
Leurs éclats manquent, et le vide nous ronge.
Sans elles, la fécondité se joue,
Et le monde s’écroule autour de nous.
Parfois lynchée,
Juste humiliée,
Pour des idées que l’on n’approuve pas.
Faut-il trembler face à leur éclat ?
Elles portent l’enfant,
Et souffrent autant.
La naïveté se change en tourment,
Sensibles aux songes des princes charmants.
Grande, mince ou ronde,
Leur audace jamais ne s’effondre,
Leurs vies vibrent, fières et profondes,
Leur souffle fait danser le monde.
Mélancolique, charmeuse de serpent,
La cendre tombe de leurs traits ardents.
Bercées par leurs sortilèges au firmament,
Les femmes sont belles, assurément.
C’est la catombe,
Vos yeux se trompent,
Vos oreilles cèdent.
Ne croyez pas qu’elles vous possèdent.
Toutes différentes,
Elles chantent, elles dansent,
Et celle qui vous laisse une chance
Marque des blessures béantes.
De femme fatale,
Nul n’a d’égal.
Cette peur primale,
Instinct banal.
De toutes ces femmes,
J’en fais partie.
Ma folie vient d’elles,
Mon âme aussi.
