Nos soirs de nuit brune
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Je ne connais plus ce visage
Devenu maquis de poils durs,
Mes yeux hagards offrent l'image,
Dans leurs hublots, d'un vide obscur.
Tu es partie… Une béance
Vide mon cœur et y insère
Le poisseux fruit d’une souffrance
Dont je ne sais pas me défaire.
Rien ne semble désormais beau
Des draps satin de notre couche
Où n’est plus l’ivoirin halo
De ton bras fin ou de ta bouche
Car même l’éclat de la lune
Qui s'attardait sur ton visage
N’est plus de nos soirs de nuit brune
Où cognait son œil au vitrage.
Mon corps, où tressaillent encore
D'inarrachables souvenirs,
Survit dans l’or de leurs amphores,
Au son lointain de tes soupirs.
Et la nuit peint ma silhouette
Allongée seule dans le noir
Aux tons sombres de sa palette,
Couleur chagrin et désespoir.
Devenu maquis de poils durs,
Mes yeux hagards offrent l'image,
Dans leurs hublots, d'un vide obscur.
Tu es partie… Une béance
Vide mon cœur et y insère
Le poisseux fruit d’une souffrance
Dont je ne sais pas me défaire.
Rien ne semble désormais beau
Des draps satin de notre couche
Où n’est plus l’ivoirin halo
De ton bras fin ou de ta bouche
Car même l’éclat de la lune
Qui s'attardait sur ton visage
N’est plus de nos soirs de nuit brune
Où cognait son œil au vitrage.
Mon corps, où tressaillent encore
D'inarrachables souvenirs,
Survit dans l’or de leurs amphores,
Au son lointain de tes soupirs.
Et la nuit peint ma silhouette
Allongée seule dans le noir
Aux tons sombres de sa palette,
Couleur chagrin et désespoir.
