Un peu de poésie dans ce monde de...
6
Poète, poète , que fais-tu de ton art,
Dans ce monde épuisant dont j’ai plus que ma part ?
Quand je lève les yeux, je vois le fer qu’on tire,
Et des peuples en pleurs sous l’ombre d’un empire.
Je vois ceux qui s’effondrent et ceux qui tirent profit,
Ceux qui chantent l'amour et ceux que la peur défie.
Entre les cris de guerre et les complots d'alcôve,
On cherche désespérément l'étincelle qui sauve.
Un jour un grand Homme m'a dit : « Lève-toi, le monde est à soigner. »
J'ai répondu : « Je suis nu, sans force à déployer, je n'ai ni or ni fer, et de passage étranger... »
Et il m'a dit : « Ta richesse est de plume, ta force de silence.
Utilise ton art pour changer le venin en pure luminescence. »
J'ai alors compris que le monde, en sa course insensée,
Ne meurt pas de ses plaies, mais d'avoir mal pensé.
J'ai donc pris ma plume, là où l'on veut des murs, je dessine des portes,
Je dessine le souffle aux espérances mortes.
Si la haine est un bruit qui fige et qui assourdit,
Mon vers est le murmure qui refait le paradis.
On croit la force aux mains de ceux qui versent le sang,
Mais le pouvoir s'effrite face au mot innocent.
Un poème est un cri qui ne brise aucun os,
Mais qui sait, par sa grâce, ordonner le chaos.
Ô toi poète, ne dis plus que tu es nu, étranger sans pouvoir,
Tu détiens la lumière au creux de ton encrier noir.
Regarde l'univers retrouver son accord.
Car moi, on m'a donné la boue... et j'en ai fait de l'or.
Dans ce monde épuisant dont j’ai plus que ma part ?
Quand je lève les yeux, je vois le fer qu’on tire,
Et des peuples en pleurs sous l’ombre d’un empire.
Je vois ceux qui s’effondrent et ceux qui tirent profit,
Ceux qui chantent l'amour et ceux que la peur défie.
Entre les cris de guerre et les complots d'alcôve,
On cherche désespérément l'étincelle qui sauve.
Un jour un grand Homme m'a dit : « Lève-toi, le monde est à soigner. »
J'ai répondu : « Je suis nu, sans force à déployer, je n'ai ni or ni fer, et de passage étranger... »
Et il m'a dit : « Ta richesse est de plume, ta force de silence.
Utilise ton art pour changer le venin en pure luminescence. »
J'ai alors compris que le monde, en sa course insensée,
Ne meurt pas de ses plaies, mais d'avoir mal pensé.
J'ai donc pris ma plume, là où l'on veut des murs, je dessine des portes,
Je dessine le souffle aux espérances mortes.
Si la haine est un bruit qui fige et qui assourdit,
Mon vers est le murmure qui refait le paradis.
On croit la force aux mains de ceux qui versent le sang,
Mais le pouvoir s'effrite face au mot innocent.
Un poème est un cri qui ne brise aucun os,
Mais qui sait, par sa grâce, ordonner le chaos.
Ô toi poète, ne dis plus que tu es nu, étranger sans pouvoir,
Tu détiens la lumière au creux de ton encrier noir.
Regarde l'univers retrouver son accord.
Car moi, on m'a donné la boue... et j'en ai fait de l'or.
