Au bord des lèvres
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Ces mots que j’ai au bord des lèvres,
Trop forts pour oser te les dire,
Nés de l’eau tendre de ma fièvre,
Je ne peux plus les circonscrire.
Délaissant vaillamment son île
De réserve, que tu connais,
Mon cœur enfin se sent habile
A les épancher d’un seul trait.
Ils s’élancent du nid profond
Où mûrissent les vraies paroles
Comme feraient des oisillons
Avant qu’au ciel ils ne s’envolent
Et viennent se murmurer doux,
Un peu tremblants dans leur audace,
Sur la finesse de ta joue
Faisant frissonner sa surface.
Tu me retournes la caresse,
Une larme échappe à tes yeux,
Je l'essuie avec maladresse...
Elle n'en doit gâcher le bleu.
Trop forts pour oser te les dire,
Nés de l’eau tendre de ma fièvre,
Je ne peux plus les circonscrire.
Délaissant vaillamment son île
De réserve, que tu connais,
Mon cœur enfin se sent habile
A les épancher d’un seul trait.
Ils s’élancent du nid profond
Où mûrissent les vraies paroles
Comme feraient des oisillons
Avant qu’au ciel ils ne s’envolent
Et viennent se murmurer doux,
Un peu tremblants dans leur audace,
Sur la finesse de ta joue
Faisant frissonner sa surface.
Tu me retournes la caresse,
Une larme échappe à tes yeux,
Je l'essuie avec maladresse...
Elle n'en doit gâcher le bleu.
