Il y a longtemps que je réfléchis à la mort,
Faute de n’avoir su infléchir le sort.
Il y a bien longtemps que je n’ai plus l’ivresse du cœur,
Faute d’avoir su fermenter la liqueur des corps.
Il y a bien longtemps que le cadastre de mes illusions
Ne justifie plus l’impôt que je paie en désolation.
Il y a bien longtemps que la lame au bord de mon cou
M’attire plus que ton baiser tiède sur mes joues.
Pour toi, j’ai piétiné les mœurs, fraternisé avec la misère,
Mais troquant la meute et sa noire turpitude
Pour le doute et l’amère solitude,
J’ai réappris l’amour et fait taire la guerre.
Poème écrit par
Pulsionmacabre
Pensées macabres
Tous droits réservés © Poème posté le 08/01/2026 par Pulsionmacabre
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