Le temps du silence
3
Sous les vitres du temps s’estompent les visages,
Et ton ombre se penche, évasive et sans nom,
Ton regard, pâle éclat au bord de l’abandon,
Traverse encor mes jours de ses muets présages.
L’air pèse, et chaque soir réveille les passages
Où tremble un vieux parfum d’absence et de pardon.
Je crois te voir parfois, marchant dans le salon,
Mais ce n’est qu’un reflet fuyant sur les nuages.
Les cloches vespérales se meurent au loin sans foi,
L’eau trouble du canal, tient froide ton image,
Comme un rêve enlacé d’une brume sans joie.
Tout se tait. Le passé, livré aux eaux sans âge,
Et moi dans ce décor où mon âme se noie,
Laisse flotter ton nom à la fin de la page.
11 novembre 2025
Et ton ombre se penche, évasive et sans nom,
Ton regard, pâle éclat au bord de l’abandon,
Traverse encor mes jours de ses muets présages.
L’air pèse, et chaque soir réveille les passages
Où tremble un vieux parfum d’absence et de pardon.
Je crois te voir parfois, marchant dans le salon,
Mais ce n’est qu’un reflet fuyant sur les nuages.
Les cloches vespérales se meurent au loin sans foi,
L’eau trouble du canal, tient froide ton image,
Comme un rêve enlacé d’une brume sans joie.
Tout se tait. Le passé, livré aux eaux sans âge,
Et moi dans ce décor où mon âme se noie,
Laisse flotter ton nom à la fin de la page.
11 novembre 2025
