Les ombres
5
Las du silence insane de l’amour,
Suant la peur, et l’œil blanc, tour à tour,
Plus seul, enfin, qu’un crachat dans l’abysse,
Je me sentais comme un rat dans sa pisse !
La vie avait, dans son grand entonnoir
Tout avalé, puis là ; c’était le soir…
Le passé, ce mort, vivant, que je sache,
Aux crochets des jours à réinventer,
Derrière mes yeux le passé se cache,
Son parfum de fée en vient à hanter !
Lumière étrange, au ras de l’ombre amante,
Lumière austère, au danger que je mente,
La nuit première étouffait l’or du son ;
Un chat rongeait le songe d’un poisson…
Sous la nuance, éventuelle obole,
Habituelle, imagination folle !
Et c’était la lune, ou, l’illuminant,
Lointaine en arrière une pâle étoile,
Et je restais là, comme un ruminant
Aux creux de la nuit - n’est-ce pas ?
Létale !
Suant la peur, et l’œil blanc, tour à tour,
Plus seul, enfin, qu’un crachat dans l’abysse,
Je me sentais comme un rat dans sa pisse !
La vie avait, dans son grand entonnoir
Tout avalé, puis là ; c’était le soir…
Le passé, ce mort, vivant, que je sache,
Aux crochets des jours à réinventer,
Derrière mes yeux le passé se cache,
Son parfum de fée en vient à hanter !
Lumière étrange, au ras de l’ombre amante,
Lumière austère, au danger que je mente,
La nuit première étouffait l’or du son ;
Un chat rongeait le songe d’un poisson…
Sous la nuance, éventuelle obole,
Habituelle, imagination folle !
Et c’était la lune, ou, l’illuminant,
Lointaine en arrière une pâle étoile,
Et je restais là, comme un ruminant
Aux creux de la nuit - n’est-ce pas ?
Létale !
