Resistance à l'air du temps
Le passé ressurgit, photogramme charbonneux,
Fusil en bandoulière, un jeunot encore vert,
Le plateau du Vercors au blanc manteau laineux :
Vient canarder son crane une nichée de colverts.
Le décor est planté : étables et bergeries,
Centrales dans le massif, établissent l’atmosphère,
L’attentat puis l’attente, se tapir, ne rien faire,
Que taper le carton, languir de sa chérie.
La planque qu’empuantissent, saturent les phéromones,
Gorgées par le fumet des grolles de randonnées,
Un phénomène courant propre aux montées d’hormones,
Aux relents sulfureux des granges abandonnées.
Nauséeuses lancinances, trouent les scies à métaux,
Le silence pastoral, champêtre et bucolique,
Y aboient l’ordre haineux aux retardés mentaux,
Une chorale d’impétrants, tordante comme une colique.
Le vert tapis perdure, des églises et écoles,
La France immémoriale, où l’on jouait sa peau,
La carcasse vrombissante, les DC10 décollent,
Comme des coléoptères agaçant les troupeaux.
Décédés les amis et les crânes partisans,
La joyeuse troupe rebelle aux croix de fer teutonnes,
On les croit aux abois, révolues soi-disant,
Ces idéologies dont le sursaut l’étonne.
Ceux que guida le phare de Drieu La Rochelle,
Prirent le chemin du col de la Croix Paul Morand,(1)
Prie-Dieu, génuflexions, ouïrent-ils le râle mourant,
Des G.I embraqués, des boys de New Rochelle ?
Les stations mémorielles, les dates commémorées,
Conjurent la bête immonde, qui fuit au Pernambouc,
Bombardées d’infos, vont, les commères adhérer,
Au fascisme Facebook des serviteurs du Bouc.
Fusil en bandoulière, un jeunot encore vert,
Le plateau du Vercors au blanc manteau laineux :
Vient canarder son crane une nichée de colverts.
Le décor est planté : étables et bergeries,
Centrales dans le massif, établissent l’atmosphère,
L’attentat puis l’attente, se tapir, ne rien faire,
Que taper le carton, languir de sa chérie.
La planque qu’empuantissent, saturent les phéromones,
Gorgées par le fumet des grolles de randonnées,
Un phénomène courant propre aux montées d’hormones,
Aux relents sulfureux des granges abandonnées.
Nauséeuses lancinances, trouent les scies à métaux,
Le silence pastoral, champêtre et bucolique,
Y aboient l’ordre haineux aux retardés mentaux,
Une chorale d’impétrants, tordante comme une colique.
Le vert tapis perdure, des églises et écoles,
La France immémoriale, où l’on jouait sa peau,
La carcasse vrombissante, les DC10 décollent,
Comme des coléoptères agaçant les troupeaux.
Décédés les amis et les crânes partisans,
La joyeuse troupe rebelle aux croix de fer teutonnes,
On les croit aux abois, révolues soi-disant,
Ces idéologies dont le sursaut l’étonne.
Ceux que guida le phare de Drieu La Rochelle,
Prirent le chemin du col de la Croix Paul Morand,(1)
Prie-Dieu, génuflexions, ouïrent-ils le râle mourant,
Des G.I embraqués, des boys de New Rochelle ?
Les stations mémorielles, les dates commémorées,
Conjurent la bête immonde, qui fuit au Pernambouc,
Bombardées d’infos, vont, les commères adhérer,
Au fascisme Facebook des serviteurs du Bouc.
(1) Une chanson de Jean Louis Murat s'appelle Col de la Croix-Morand
