Mon voisin
3
C’était un matin de novembre
où le ciel bas et gris
Emplissait l’âme de nostalgie
À la radio, la voix de Jean Ferrat tentait
de dissiper la tristesse du jour.
C’est alors que je vis, émergeant de la brume,
la silhouette cahotante de mon voisin
franchir le portillon et s’avancer vers la
maison.
Il venait m’apporter, comme chaque samedi matin,
une douzaine d’œufs de ses poules
qu’il élève avec le plus grand soin.
Son pas traînant trahissait son vieil âge
et son « bonjour » se faisait chevrotant.
Depuis des mois sa santé décline
Mais il tient encore la mort à distance:
« 0n sait bein qu’il faudra y passer ,
mais y’a rein qui presse » dit-il.
Puis il repart de son pas chaloupé
Et disparaît dans le brouillard.
Dans le salon, la voix de Ferrat résonne:
« Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c’est beau, c’est beau la vie… ».
où le ciel bas et gris
Emplissait l’âme de nostalgie
À la radio, la voix de Jean Ferrat tentait
de dissiper la tristesse du jour.
C’est alors que je vis, émergeant de la brume,
la silhouette cahotante de mon voisin
franchir le portillon et s’avancer vers la
maison.
Il venait m’apporter, comme chaque samedi matin,
une douzaine d’œufs de ses poules
qu’il élève avec le plus grand soin.
Son pas traînant trahissait son vieil âge
et son « bonjour » se faisait chevrotant.
Depuis des mois sa santé décline
Mais il tient encore la mort à distance:
« 0n sait bein qu’il faudra y passer ,
mais y’a rein qui presse » dit-il.
Puis il repart de son pas chaloupé
Et disparaît dans le brouillard.
Dans le salon, la voix de Ferrat résonne:
« Pouvoir encore regarder
Pouvoir encore écouter
Et surtout pouvoir chanter
Que c’est beau, c’est beau la vie… ».
