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Poème écrit par Guillaume Prevel

Ne serait-ce que pour se perdre

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Ne serait-ce que pour se perdre
Encore une fois dans le passé,
Là où les rires tombent en cendres
Et les visages cessent d’exister.

Marcher sur des chemins de silence,
Retrouver ses traces sous la pluie,
Sentir l’oubli, sombre présence,
Qui glisse, puis s’échappe et fuit.

Le vent murmure des noms éteints,
Les ombres s’étirent comme les chagrins,
Et chaque instant devient plus vain,
Tel une lueur morte dans le matin.

Alors je reste là, immobile,
Dans le frisson d’un souvenir,
À retenir le temps fragile
S’alourdir au moindre soupir.

Les mots que je n’ai jamais dits
Pèsent comme des pierres sourdes,
Et mon âme, rongée, pâlit
Sous le poids des heures trop lourdes.

Je cherche un reflet de lumière,
Mais tout se défait, lentement,
Comme un adieu brisé en poussière
Dans le vide noir du présent.

Tous droits réservés © Poème posté le 03/12/2025 par Guillaume Prevel

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