Je pense, donc je suis ?
Je pense parce que je peux
Je pense parce que je veux
Peut-être...
Ou peut-être
Qu’on est pensé
Qu’on est pensées
Oui, peut-être,
Qu’on naît pensées
Ces pensées qui m’assaillent,
Qui font que je tressaille
Jaillissement de l’être
Toujours à découvrir
Difficile à appréhender
Difficile à dompter
Ruant et se cabrant
Surgissant à l’improviste
Comme un fantôme crevant l’ombre
Qui vient hanter les nuits
Avant les éclaircies
A l’aube de nos jours
Pensé-je ou suis-je pensé
Ne suis-je que pensées?
Pensées à accepter
Pensées à accueillir
Ou pensées à rejeter
Pour ne pas les subir?
Souvent m’entraîne au loin
Le flot de mes pensées
Je pense et donc je suis
Ce cours divers et capricieux
Vers les enfers ou vers les cieux ...
Je pense ... disait Descartes
Mais est-ce moi qui bats les cartes?
Allez ...
Ouvre la fenêtre à ces oiseaux
Pour qu’ils volètent dans ta chambre
Intérieure
Plutôt que de se fracasser les ailes contre la porte
De ton coeur
