Je m’en vais bien souvent sur le tertre pentu
Promener mes pas lents de penseur hésitant ;
Le sommet de ce mont où j’arrive abattu
Me permet d’observer mon pays occitan.
Dans les vaux, point de fleuve écumant sa salive,
Les cours d’eau sont des rus qui chantent sur les pierres ;
Car ici le pays fait peiner qui cultive,
Il est plutôt doté de nombreuses carrières.
Les prés sont caillouteux et l’herbe y pousse rase ;
Seuls quelques blancs moutons parviennent à brouter
Mais le pâtre a choisi d’y construire une case
Un logis temporaire où pouvoir s’abriter.
Pas très loin ma bastide abrite des jardins
Où l’homme, de tout temps, appuyé sur ses manches
A fait pousser la vie et chassé les gredins
Qui passaient sans égards dérober nos oies blanches.
Dessous le plus vieux chêne, on na point d’ombre épaisse,
Car cet arbre est petit, rouvre par sa naissance.
Il abrite avec peine un bois d’une autre espèce:
C’est le genévrier aux fruits de forte essence.
Aujourd’hui c’est l’hiver qui habille tout arbre
De nombreux fils d’argent pour déguiser les lieux ;
Et moi, dans mon manteau, je demeure de marbre
Tout heureux de grimper, d’accéder aux doux cieux !
Poème écrit par
Tonindulot
L'air pur fait du bien
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Tous droits réservés © Poème posté le 27/11/2025 par Tonindulot
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