Photo de Bacchusapocalypse
Poème écrit par Bacchusapocalypse

לילית

1
De colère j’ai jeté mon gant
Car je sais que vous aimez les méchants et adorez le sang.
Et qu’à défaut de ne pouvoir voir le vôtre,
Vous vous délectez de l’autre.
Vos jamais assez sanglots font échos de sabots,
Ces larmes blanches.
Et le toujours passé bafoue tous les mots,
Cette arme blanche.
Vos paroles sont marquées du bon.
Vos intentions, d’un vent nauséabond.
Suivre vos pas d’amour, c’est marcher dans l’amertume du ressentiment.
Comme l’hiver engendre le néant, la vie se veut grisante
Et la première perte d’une dent rend la mort éclatante.
Survivre, courir et se couvrir de la plume qui dore le “sans”.
On pense tenir le bout mais tout nous échappe.
On pense tenir le coup malgré les échardes.
Mais nous sommes tenus par le cou, manque de garde.
Les jambes comme le clou, peur et désir nous écharpent.
C’est bête mais tout est bête dans le vital.
Pourtant la tendresse-même peut se montrer létale.
Traîné par passion, cette fontaine infernale,
On y jette un œil d’abord, et le cœur suit, machinal.
On se sent capable alors, sans trembler, de s’y noyer.
Tout est valable et plus rien ne vaut, c’est taillé.
Abandonnant ipséité et puissance dûe, les jugeant maudites.
C'est volontier que je me suis damné à vous Lilith.

Tous droits réservés © Poème posté le 21/11/2025 par Bacchusapocalypse

...