Tristesse ce fléau,
Tristesse, et là pour toujours.
Tristesse qui colle à la peau,
Tristesse qui recouvre le jour,
Douce ombre pâle telle le velours
Soporifique silhouette en contours
Quand la lumière s’en est allée sans détour
Quand le silence est lourd
J’aimerais le briser, j’aimerais m’effacer
M’oublier dans la nuit à l’étrange clarté
Où est le bout de ce tunnel,
La fin de ce flou éternel ?
Aucun espoir dans ce chaos muet
Quand Tristesse a pris mon envie de vivre :
La joie dont j’étais ivre
Soudain s’est effacée
Ce combat acharné,
Comment en réchapper ?
Alors mon carpe diem devient noctem
Chaque bref espoir devient cauchemar
Et soudain quelque chose en moi se brise
Tandis qu’épuisée
je
lâche
prise
Une brume épaisse et invisible
M’engloutit et je sombre
Lestée de ces pensées pénibles
Mon coeur perdu dans les décombres
De cette tristesse, de cette détresse
Tel un abîme sans fin
Se débat et crie en vain
« SOS »
