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Sihr
1

Ses cheveux noir de jais illuminaient le khôl
Qui dessinait, brillant, son regard doux, humide ;
Incarnation d’une beauté seule et numide,
Mon cœur tanguait au bal et mon esprit si fol

Envisageait déjà les rêves d’un sayyid
Offert à l’univers et qui n’aurait pour geôle
Que l’affreux avenir de perdre son idole
Au détour d’une erreur à Venise, à Madrid (?)

Il n’était point besoin de glisser, dans mon verre,
Cette poudre de musc et de camphre aurifère
Car, déjà, je t’étais acquis ;

Et, depuis Cléopâtre, est temps que plus ne dure
Cette illusion faite d’une autre confiture
Que le grand Naturel exquis.

Tous droits réservés © Poème posté le 11/11/2025 par Lau

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