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La chrysanthème

À l’aube du printemps,
Déposée derrière l’oubli.
Elle fane, elle fane toujours.
Ils l’ont eu, désormais, c’est à nous d’avoir le temps.
D’avancer, de fleurir face aux rayons de vie
Qui enivrent le vent du chemin retour.
De la terre bleue où elle s’enlise,
De l’arrache à la pierre grise.
Elle sème en son coeur le souvenir
De la chair, du sang et de l’amour, qui finira par blanchir.
A sa floraison, elle inonde de couleur
Les immondices qu’elle couvre de chaleur.
Ce qui a été se cristallise, le monotone fait place
Et le froid brise l’idylle en parties verrées.
La vanité du jour et les aveux lui rendent grâce,
Elle met à nuit les regrets de la tendresse enterrée.
Elle donne raison aux torts,
C’est la vie après la mort.
C’est l’autre, c’est elle, la chrysanthème,
Celle à qui on n’a su dire je t’aime.

© Poème posté le 09/11/2025 par Bacchusapocalypse

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