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Oh! Que he pensais vous connaître
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Dans ton lit blanc, quand sera le silence en veille,
Toi, ou un vautour malade, les yeux pleins de veille,
Sur ton chevet, la lumière fait place à l’ombre qui plane,
Et dans le couloir, la mort s’achemine sans drame.

Les gens qui te connaissent, amis , familles ou amoureux
Ils sont venus, becs courbés, regards figés,
Tes proches à plumes, noirs messagers,
Alignés comme une armée de soupirs, aux désirs douteux.

Comment se fait-il qu'un jour, devrions-nous avoir à craindre
Ceux avec qui on a tout partagé, du colossal au moindre ?

« Je sais que vous êtes ma chair, mon sang,
Et toi, celle que j'aime tant.
Mais votre présence m’oppresse
Et vos visages... De grâce, que tout ça cesse !»


Est-ce la tendresse, L'amour , la pitié ou l’attente ?
Mon deuil anticipé, c'est bien ça ? La fin pressante ?

Quand l’amour prend des airs inattendu
Le cœur espère, mais la peur le farde, pauvre tordu

Ô famille funeste, gardiens du trépas,
Nul réconfort ne vient de vos pas.
Quittez ce seuil, laissez vivre encore,
Un battement, un souffle, avant l’aurore.

© Poème posté le 09/11/2025 par Socraaat

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