La mort du verbe
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La mort : le silence, le vide, le néant,
Les mânes des esprits ne sont pas éloquents.
La vie, ce sont les traits lancés à l’inconnu
Croisé sur le trottoir au hasard d’une rue.
Chez nous, à ton portrait et aussi à la rose
Je murmure des mots où la douleur s’impose.
En la photo si vraie, je quête ton regard
Mais demeure vaincu, inutile et hagard.
Ton visage serein, tes yeux fixant les miens
N’ont pas su apaiser mes démons angoissés.
Je suis un vrai pantin démuni de ses liens,
Marionnette sans vie, gisant abandonnée
Près de la cheminée où veille son destin,
Puisque pour m’animer, ton Verbe s’est éteint.
Les mânes des esprits ne sont pas éloquents.
La vie, ce sont les traits lancés à l’inconnu
Croisé sur le trottoir au hasard d’une rue.
Chez nous, à ton portrait et aussi à la rose
Je murmure des mots où la douleur s’impose.
En la photo si vraie, je quête ton regard
Mais demeure vaincu, inutile et hagard.
Ton visage serein, tes yeux fixant les miens
N’ont pas su apaiser mes démons angoissés.
Je suis un vrai pantin démuni de ses liens,
Marionnette sans vie, gisant abandonnée
Près de la cheminée où veille son destin,
Puisque pour m’animer, ton Verbe s’est éteint.
