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Novembre un soir
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Il fait courir de longs frissons
Sur l’arbre que le vent déplume,
Au ras du sol et du buisson,
Il glace l’aube de sa brume.

Ses matins pleurent les couleurs,
Nichées en perles de rosée,
Sur le contour de rares fleurs
Emergeant d’un brouillard léger.

Là-haut de nouveaux migrateurs
L’ignorent de leurs ombres lasses
Dans le jour pris d’une torpeur
Qui engourdit toute surface.

Du soleil gommé ne subsiste
Dans un bout de ciel qu’un halo,
Et c’est sous cette cape triste
Qu’il chemine, sans dire un mot.

A quelque douleur condamné,
Fouillant en vain chaque recoin
Ainsi qu’un vieux loup affamé,
Novembre au soir est long chagrin.

© Poème posté le 08/11/2025 par Fregat

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