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Mon propre château fort

Quand un inconnu me prend par le bras
En arrière je fais trois pas.
Pourtant un câlin de mon super père
M’est vraiment très cher.

Cher papa Noël, je n’ai pas d’idées,
Gardes tes présents.
Mais avec plaisir, j’offrirais ma dent
A la petite fée.

Cachée comme la fée, je garde le silence.
Être seule me tend.
Je sors ma belle plume, par pur défense,
Le prince attendant.

Indépendante, nécessitant rien,
Même de mon amour.
Mais si tu m’appelles, même pour ton chien,
Tout de suite, j’accours.

Je cours loin de vous, sûre d’être un poids,
Bruyante comme une oie.
Seulement vous êtes aussi ma maison,
Mes petits cochons.


Il est là mon paradoxe :
Amoureuse d’un amour inatteignable,
Coeur en désyntox,
Affection rendu tout de suite inconfortable,
Confort d’une solitude qui me pèse,
Qui prend son aise.


Je dois apprendre à aimer aussi fort
Mon propre château fort.

© Poème posté le 02/11/2025 par Coeurlache

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