En capeline de bruyère
s’attardant plus que de raison
l’été pieds nus dans ses fougères
jusqu’en octobre a tenu bon
L’hiver approche à reculons,
rampent ses ombres délétères
au long des murs chaussés de plomb
Les danses de demi-saison
n’ont plus cours et les chrysanthèmes
augurent avec un frisson
du prélude d’un requiem
qui s'ouvre sur la pâmoison
flamboyante des cimetières
en habits brodés de lumière
