Un 14 juillet
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Il s’appelait Samir ou peut-être Louis,
Il avait ce bel âge où tout est merveilleux,
A côté de sa mère il regardait la nuit,
Où cent mille couleurs éclaboussaient les cieux.
Surgissant du néant dans un boucan d’enfer,
Ecrasant au passage une marée humaine,
Comme fait un bateau dont la proue fend la mer,
Un monstre rugissant manifesta sa haine.
Il sentit une main le tirer en arrière,
L’écartant du chemin de la bête inhumaine
Dont le souffle écœurant le projeta à terre
Au milieu de badauds gisant là par dizaines.
Il s’appelait Issa ou peut-être Lévy,
Il devait avoir l’âge où tout est merveilleux,
A côté de sa mère immobile et sans vie,
Sur cette promenade, à jamais malheureux.
Il avait ce bel âge où tout est merveilleux,
A côté de sa mère il regardait la nuit,
Où cent mille couleurs éclaboussaient les cieux.
Surgissant du néant dans un boucan d’enfer,
Ecrasant au passage une marée humaine,
Comme fait un bateau dont la proue fend la mer,
Un monstre rugissant manifesta sa haine.
Il sentit une main le tirer en arrière,
L’écartant du chemin de la bête inhumaine
Dont le souffle écœurant le projeta à terre
Au milieu de badauds gisant là par dizaines.
Il s’appelait Issa ou peut-être Lévy,
Il devait avoir l’âge où tout est merveilleux,
A côté de sa mère immobile et sans vie,
Sur cette promenade, à jamais malheureux.
En mémoire du 14 juillet 2016 à Nice
