Le temps passe sauvagement,
L'idée noire se décompose,
Et je pleure comme un enfant,
Comme la rosée qui se pose.
Ton corps est perfection d'or,
Tes yeux reflètent une étoile,
Ton esprit qui jamais ne dort,
Des fois, un instant, s'y dévoile.
Un amour des plus saugrenus,
Dans les sillons de la mort vaine,
Cache, en pensant à tes seins nus,
Le bonheur d'une journée saine.
Quand tout se détériorera,
Le temps assassin et volage,
Pétrifié, se retournera,
Et nous verrons son vrai visage.
