Il est tard ce soir, pendant que je m’attarde.
Qu’attends-je de voir ?
Pensant et bavarde quelques mots
Pour mettre de l’ordre dans le chaos,
Mais les meilleurs mots sont les non-dits
Échangés dans la chaleur étouffante,
Celle qui fait éviter l’épouvante,
Qui soigne les pires maux avec une douceur enivrante.
D’ici-bas on se sent comme là-haut.
Tu la fuis pour mieux la suivre, Calypso.
Touche l’essence par les sens.
La lune se couche, sous des baisers de velours
Qui font comme un brasier sourd
De forêt, embrassé ; le regard emboisé.
Pendant aux lèvres de l’éternité
Pendant des minutes, de fièvre, rêvées.
C’est l’automne et le printemps, la croisée.
Chercher à comprendre à quoi bon ?
Vois-ce que tu peux prendre de plus bon !
Est-ce un choix ? Je ne sais pas
Mais le défilement des secondes, j’y crois !
Garde où la croix du jour se portera
Car la nuit s’échoit, j’ai froid
Et rien ne garantit que la lune sera toujours là.
Poème écrit par
Bacchusapocalypse
Σελήνη
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Tous droits réservés © Poème posté le 25/10/2025 par Bacchusapocalypse
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