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Coiffeur
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Assise chez le coiffeur,
je confie ma tête à des ciseaux philosophes.
Ils coupent mes doutes,
frisottent mes hésitations,
et dans le miroir, je vois une femme
qui n’avait rien décidé,
mais qui a tout gagné.

Car la vie est une permanente :
tu crois choisir la boucle ou la raideur,
et voilà qu’au réveil,
le vent a déjà fait sa propre mise en plis.

Alors autant rire :
nos certitudes sont des mèches rebelles,
nos angoisses, des cheveux blancs précoces,
il suffit parfois d’un épi de confiance
pour danser la Vie.

Moralité ?
On croit toujours qu’il faut contrôler la coupe,
mais la beauté naît quand on ose
laisser le monde nous décoiffer.

© Poème posté le 23/10/2025 par Appoline

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