Photo de Jacques AADLOV - DEVERS
Poème écrit par Jacques AADLOV - DEVERS

Les Visiteurs 4 – Faut ranimer le vieux François

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Comédie héroïco-parodique en plusieurs actes
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Distribution
• Godefroy de Montmirail : noble chevalier, solennel, archaïsant, prophétique.
• Jacquouille la Fripouille : son écuyer, trivial, moderne, comique, obsédé par la nourriture.
• Le Mage : figure mystérieuse, prophétique.
• François : incarnation de la langue française, spectre noble et fragile.
• Passants modernes, voyageurs, voix de télévision, etc.
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ACTE I – La grande salle médiévale

Scène 1:
Une grande salle médiévale. Au centre, Godefroy se tient droit, épée levée. Jacquouille est accroupi, tenant un jambon comme une arme.
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GODEFROY (solennel, voix grave, main sur la poitrine)
Or sus, ranimez le vieux François,
Ce noble chantre, jadis barde,
Qui susurrait maintes sérénades,
Et portait l’Âme en douce voix.

JACQUOUILLE (imitant une sirène, tournant en rond)
Pin-pon, pin-pon, l’ambulance arrive !
Les couloirs du temps s’déverrouillent,
Messire, planquez-vous, ça fout la trouille,
On dirait l’diable qui dérive !
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GODEFROY (frappant le sol de son épée, ton grave)
Lui seul estoit la Langue claire,
De Vérité jadis lumière.
Or novlangue l’étouffe et noie,
Faut ranimer le vieux François !

JACQUOUILLE (ricanant, se grattant la tête)
La « langue claire » ? Moi j’dis qu’c’est louche !
C’est-y du latin ou du patois ?
Ma langue à moi, ben, elle est farouche :
C’est celle qui lèche l’écuelle, ma foi !
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GODEFROY (levant son épée comme une croix, voix vibrante)
Voyez, à peine il se respire,
Tant de doux chants portait sa lyre,
Et moult de fois y luisait Foi…
Faut ranimer le vieux François !

JACQUOUILLE (effaré, mimant un massage cardiaque)
Oh bééé, y respire plus, l’vieux machin !
Faut lui donner des claques dans l’dos !
Ou j’lui fais du bouche-à-bouche, gros…
Mais ça sent l’andouillette au matin !
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Scène 2 – Le serment

GODEFROY (ton prophétique, marchant lentement)
Vous qui gardez encor l’Âme haute,
Ses contes, sa grâce, sa dévote,
Et Dieu marchant dedans ses pas…
Ne le laissez point choir, hélas !

JACQUOUILLE (tapotant son ventre, brandissant son jambon)
Oh bééé, Messire, faut pas s’en faire !
On ranime mieux avec du pinard,
Un p’tit pâté, un bon lard,
Et l’vieux François r’part en lumière !
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GODEFROY (brandissant son épée, voix éclatante)
Allons ensemble, mon Jacouille,
Et pour sauver ce noble Roi,
Nous serons bardes, grands poétouilles,
Je pars en gloire, suis donc mes pas !

JACQUOUILLE (courant derrière, trébuchant, tenant son jambon comme une arme)
Messire, Messire, attendez, j’arrive !
On va ben l’sauver, c’est juré !
Moi, quand je pare, j’ai l’eschive,
Et la frappe au jambon, tout est plié !
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GODEFROY (se retournant, ton prophétique)
François vivra, Langue sacrée,
Nul ne pourra l’anéantir !
Car tant qu’un cœur saura écrire,
Son chant jamais ne sera brisé.

JACQUOUILLE (levant un jambon comme une épée)
Oh bééé, Messire, j’ai trouvé l’arme !
Un bon gros cuissot, bien salé !
Avec ça, j’fais plier les gendarmes,
J’garde le bon vieux ranimé !

(Godefroy sort par le fond, noble et droit. Jacquouille le suit en courant, trébuche, se relève, et brandit son jambon comme une épée sacrée. Rideau.)
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ACTE II – La chevauchée
Scène :

Une vaste plaine médiévale. Godefroy chevauche fièrement son destrier, épée levée. Jacquouille trottine derrière, plié en deux sous le poids d’un jambon énorme.
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GODEFROY (sur son cheval, chantant d’une voix tonitruante)
Que trépassse si je faiblis !
Vae victis, Invictus !
Enemicus, morticus !
Vivat Godefroy, le Hardi !

JACQUOUILLE (à pied, geignant, tenant son jambon)
Vae, vae… oh, c’est difficile !
Un jambon dur à trimballer…
C’est mieux d’parler texto, tranquille,
À Dame Ginette, ma dulcinée !
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GODEFROY (redressant son épée, fier)
François vivra, Langue sacrée,
Je jure au Ciel de le servir !
Et si le monde veut le trahir,
Je combattrai jusques à l’orée !

JACQUOUILLE (s’arrêtant, essoufflé, parlant au public)
Oh bééé, Messire, y cause latin !
Moi j’comprends rien, ça m’fait suer…
Si c’est pour sauver vot’ François,
J’préfère un bon pot d’vin sucré !
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Mise en scène finale
• Godefroy sort au galop, noble et droit, son chant résonnant comme une prière guerrière.
• Jacquouille le suit en titubant, son jambon sur l’épaule, marmonnant des « texto » et des « dulcinée » en levant les yeux au ciel.
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SCÈNE 3 – La marche vers le Mage

GODEFROY (sur son destrier, levant l’épée vers le ciel)
Allons quérir le Mage, noble ami,
Per ra, per dominus saura,
Il nous donnera breuvage, qui
Au futur — nous conduira !

JACQUOUILLE (trottinant derrière, plié sous son jambon)
Oh bééé, Messire, c’est ben compliqué !
Moi j’comprends rien à vos latinades…
Si c’est pour l’futur, faut texto parler,
C’est plus pratique qu’vos sérénades !
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GODEFROY (se redressant, ton prophétique)
Le Mage saura briser le temps,
Ouvrir la porte des siècles clos,
Et nous irons, vaillants et grands,
Sauver François des sombres maux !

JACQUOUILLE (s’arrêtant, essoufflé, au public)
Moi j’dis qu’c’est du baratin !
Le seul mage qu’j’connais, c’est l’vigneron…
Avec son tonneau, j’pars ben loin,
Et j’vois des étoiles à foison !
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SCÈNE 4 – La rencontre du Mage
Scène :

Une clairière sombre. Au centre, un vieux Mage encapuchonné, tenant un bâton lumineux. Godefroy s’avance à cheval, Jacquouille traîne derrière avec son jambon.
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GODEFROY (descendant de son cheval, s’inclinant profondément)
Ô noble Mage, gardien des âges,
Toi qui connais le temps secret,
Dis-nous comment briser les cages,
Ranimer le François parfait !

JACQUOUILLE (se cachant derrière le jambon, chuchotant au public)
Oh bééé, Messire, y fait ben peur !
Avec sa barbe et son bâton,
On dirait l’vieux du cabanon,
Qui vend des potions à toute heure !
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MAGE (levant son bâton, voix grave et lente)
Per tempus fractum, lux oritur,
La langue ancienne renaîtra.
Mais si vos cœurs restent obscurs,
Alors François s’éteindra.

JACQUOUILLE (levant la main, hilare)
Oh bééé, moi j’comprends rien du tout !
C’est du latin ou du charabia ?
Si c’est pour sauver vot’ François,
Autant lui donner un coup d’roustout !
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GODEFROY (frappant son épée au sol, exalté)
Nous jurerons, par sainte Foi,
De protéger la noble Langue !
Et si le monde devient exsangue,
Combattons pour le vieux François !

MAGE (posant sa main sur l’épaule de Godefroy)
Alors partez, preux chevalier,
Le temps s’ouvrira sous vos pas.
Mais prenez garde à l’insensé…
Car Jacquouille vous perdra !

JACQUOUILLE (offusqué, brandissant son jambon)
Oh kéé, moi l’insensé ? Quelle honte !
J’suis ben plus utile qu’vos grimoires !
Avec mon jambon, j’fais victoire,
Et j’cogne plus fort qu’vos démons, compte !
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Mise en scène finale
• Le Mage lève son bâton, une lumière jaillit.
• Godefroy tombe à genoux, ébloui, jurant fidélité.
• Jacquouille se prend la lumière en pleine figure, trébuche, et brandit son jambon comme une torche.
• Le Mage disparaît dans un nuage de fumée.
• Godefroy s’écrie : « En avant, pour François ! »
• Jacquouille marmonne : « Oh kééé, pour François… ou pour l’jambon ? »
• Rideau.
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ACTE III - ÉPILOGUE – Le retour
Scène :
Un salon moderne, avec télévision, smartphone posé sur une table, et une pizza entamée. Une lumière jaillit : Godefroy et Jacquouille apparaissent, couverts de poussière, Godefroy brandissant le livre de François, Jacquouille son jambon.
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GODEFROY (émerveillé, solennel)
Par ma foi, est-ce donc l’avenir ?
François renaît, je le sens vivre !
Voici le monde qu’il faut instruire,
Pour que sa langue encor s’y livre !

JACQUOUILLE (regardant autour, hilare)
Oh bééé, Messire, regardez ça !
Un écran qui cause tout seul…
C’est p’têt l’vieux François, j’sais pas,
Mais il parle anglais, l’gaillard drôle !

Télévision (voix publicitaire)
« Big Sale, Black Friday, fifty percent off ! »

GODEFROY (épouvanté, levant son épée)
Quelle sorcellerie, quelle offense !
On assassine encor la langue !
Je jure, par Dieu, qu’on la défende,
Ou ce siècle tombera en démence !

JACQUOUILLE (tapotant son smartphone trouvé sur la table)
Oh bééé, Messire, pas d’panique !
Regardez, y’a des p’tits dessins…
On cause par émoticônes, c’est pratique,
Un cœur, un jambon, et tout va bien !
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GODEFROY (saisissant le livre de François, exalté)
Alors, qu’en ce siècle on se souvienne,
Que la Langue est flamme éternelle !
Qu’on l’honore en chaque poème,
Et qu’elle demeure universelle !

JACQUOUILLE (brandissant son jambon comme un micro)
Oh bééé, moi j’dis qu’c’est gagné !
Si l’vieux François veut pas s’perdre,
Faut l’mettre en chanson, en télé,
Et sur TikTok, y va r’naître !
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Mise en scène finale
• Godefroy, noble, déclame face au public, le livre levé.
• Jacquouille danse en faisant semblant de « filmer » avec son smartphone, son jambon en guise de perche.
• Ensemble, ils crient : « Vive le vieux François ! »
• La télévision s’éteint, noir complet.
• Rideau.
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SCÈNE 7 – La Découverte du Téléphone Mobile

Une grande avenue moderne. Écrans géants, métro qui gronde, passants pressés. Godefroy regarde les immeubles comme des cathédrales. Jacquouille aperçoit un passant qui parle au téléphone.

GODEFROY (levant les yeux vers les gratte-ciel, émerveillé)
Par la Sainte Croix, quels hauts donjons !
Ces tours de verre touchent les cieux !
Est-ce l’ouvrage des anges pieux,
Ou l’art maudit des noirs démons ?

JACQUOUILLE (pointant un écran géant, hilare)
Oh bééé, Messire, c’est pas des vitraux !
C’est des images qui bougent toutes seules !
C’est mieux qu’vos fariboles,
Y a d’la pub pour du jambon !
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GODEFROY (apercevant un passant au téléphone, interloqué)
Quel est ce sortilège étrange ?
Il parle seul, sans compagnon !
Est-ce démon, ou bien espion,
Qui murmure au travers des anges ?

JACQUOUILLE (arrachant le téléphone au passant)
Oh bééé, Messire, c’est ben pratique !
On cause dedans, et ça répond !
Ça porte plus loin qu’vos pigeons,
Et ça sert aussi de briquet magique !
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GODEFROY (prenant le téléphone, solennel)
Ô pierre sacrée, oracle des temps !
Révèle-moi le sort de François !
Si tu réponds, je jure ma foi,
De te servir jusques aux vents !

JACQUOUILLE (tapotant l’écran, hilare)
Oh bééé, regardez, ça s’allume !
Y a des p’tits bonshommes qui dansent !
Moi j’dis qu’c’est mieux qu’vos romances,
Et qu’ça fait aussi lampe de brume !

GODEFROY (secouant l’appareil, dépité)
Réveille-toi, oracle des temps !

JACQUOUILLE (montrant du doigt l’écran imaginaire)
Faut bien tapoter dedans !

GODEFROY (le jetant, furieux)
Il ne se passe rien, manant !
Sorcellerie vaine et frivole,
Un jouet pour enfants sans parole !
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Mise en scène finale
• Godefroy avance, digne, ignorant l’objet.
• Jacquouille récupère le portable, tente un selfie, grimace et éclate de rire en voyant sa tête.
• Les passants les observent, interloqués.
• Rideau.
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SCÈNE 8 – La Descente aux Enfers (le Métro)
Une bouche de métro. Les portes s’ouvrent, un grondement sourd monte des profondeurs. Godefroy s’avance, épée levée. Jacquouille hésite, serrant son jambon.

GODEFROY (regardant l’escalator, solennel)
Par la Sainte Croix, quel gouffre béant !
On descend seul, sans nul effort…
Est-ce l’entrée de la sombre Mort,
Ou le chemin des âmes errant ?

JACQUOUILLE (posant un pied, paniqué)
Oh bééé, Messire, ça bouge tout seul !
C’est-y un sort ou une machine ?
Moi j’dis qu’c’est l’ouvrage d’un diablotin,
Qui veut m’aspirer par les guibolles !
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GODEFROY (dans la rame, écarquillant les yeux)
Voyez ce dragon, ventre de fer,
Il gronde, il souffle, il avale les gens !
Est-ce démon, ou bien géant,
Qui nous conduit tout droit en enfer ?

JACQUOUILLE (s’asseyant, tapotant un siège)
Oh bééé, Messire, c’est ben commode !
On s’assoit, ça roule, et hop, on dort !
Moi j’dis qu’c’est mieux qu’vos chevaux morts,
Et qu’ça sent l’fromage dans la mode !
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GODEFROY (apercevant les néons, ton prophétique)
Ô flammes blanches, éclairs divins,
Vous éclairez ce sombre caveau !
Est-ce miracle ou bien complot,
Pour égarer les pauvres humains ?

JACQUOUILLE (tirant la manche d’un voyageur, hilare)
Oh bééé, Messire, regardez donc !
Y z’ont tous des coffres lumineux !
Moi j’dis qu’c’est des coffres à gâteaux,
Des lanternes pour chercher du jambon !
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Mise en scène finale
• Godefroy se cramponne à une barre, persuadé d’être dans le ventre d’un monstre.
• Jacquouille ouvre un sac d’un voyageur, croit y voir de la nourriture, se fait rabrouer.
• Le métro s’arrête brusquement : Godefroy tombe à genoux, Jacquouille roule par terre avec son jambon.
• Rideau.
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SCÈNE 9 – La Fenêtre des Âmes (la Télévision)


Un salon moderne. Une télévision allumée diffuse un journal télévisé. Godefroy s’avance, épée levée. Jacquouille tripote toujours son jambon.


GODEFROY (s’arrêtant net, frappé d’effroi)
Par la Sainte Croix, quels visages captifs !
Des âmes hurlent dans ce miroir !
Est-ce un cachot, est-ce un grimoire,
Où l’on enferme les cœurs plaintifs ?

JACQUOUILLE (tapotant l’écran du doigt)
Oh bééé, Messire, c’est ben commode !
On voit des gens sans qu’y soient là !
Moi j’dis qu’c’est mieux qu’vos psaumes, ma foi,
Et qu’ça sert à vendre du jambon et du cola !
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GODEFROY (s’agenouillant, ton solennel)
Ô fenêtre magique, oracle des temps,
Révèle-nous le sort de François !
Si tu réponds, je jure ma foi,
De combattre encor mille ans !

JACQUOUILLE (attrapant la télécommande, hilare)
Oh bééé, regardez, ça change tout beau !
Un p’tit bouton, et hop, un autre monde !
Moi j’dis qu’c’est mieux qu’vos grandes odes,
Et qu’ça vaut mille tavernes au tord-boyaux !
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GODEFROY (apercevant un dessin animé, interloqué)
Quels monstres dansent, quels démons rient !
Est-ce un sabbat, est-ce un blasphème ?
Ou bien l’image d’un monde extrême,
Où l’homme s’égare et se détruit ?

JACQUOUILLE (hurlant de rire, se roulant par terre)
Oh bééé, Messire, c’est des p’tits bonshommes !
Y s’courent après, y s’mettent des baffes !
Moi j’dis qu’c’est mieux qu’vos batailles de gaffes,
Et qu’ça vaut mille jambons en somme !
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Mise en scène finale
• Godefroy tombe à genoux devant la télévision, persuadé d’assister à une prophétie.
• Jacquouille zappe frénétiquement, éclate de rire à chaque changement de chaîne.
• Les images défilent : infos, dessins animés, publicités.
• Godefroy crie : « François est prisonnier ! »
• Jacquouille, hilare : « Oh bééé, moi j’dis qu’il est bien nourri ! »
• Rideau.
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SCÈNE 10 – Le Grimoire sans Fin (l’Ordinateur et Internet)
Une pièce moderne. Sur une table, un ordinateur portable ouvert. L’écran brille. Godefroy s’avance avec révérence, Jacquouille renifle, persuadé qu’il y a de la nourriture cachée.

GODEFROY (s’inclinant devant l’écran, ton solennel)
Ô livre étrange, ô grimoire infini,
Tes pages brillent sans parchemin !
Est-ce miracle ou art divin,
Qui fait surgir tant de récits ?

JACQUOUILLE (tapotant le clavier, hilare)
Oh bééé, Messire, ça fait des clics !
On tape des mots, et hop, ça cause !
Moi j’dis qu’c’est mieux qu’vos vieilles proses,
Et qu’ça sert à chercher du jambon chic !
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GODEFROY (émerveillé, fixant l’écran)
Voyez, des images, des visages lointains,
Des peuples entiers parlent en chœur !
Est-ce magie, est-ce grandeur,
Ou bien le souffle des divins ?

JACQUOUILLE (ouvrant une fenêtre au hasard)
Oh bééé, regardez, y a des recettes !
Du pâté, du lard, du saucisson !
Moi j’dis qu’c’est mieux qu’vos oraisons,
Et qu’Internet, c’est la vraie conquête !
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GODEFROY (levant son épée, exalté)
Si ce grimoire garde mémoire,
Alors François y vit encor !
Je jure, par Dieu et par l’essor,
De défendre sa noble gloire !

JACQUOUILLE (tapotant frénétiquement, hilare)
Oh bééé, Messire, j’ai trouvé mieux !
On peut écrire à des dulcinées !
Moi j’dis qu’c’est mieux qu’vos fiancées,
Et qu’ça sert aussi pour draguer en deux !
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GODEFROY (levant son épée, sombre)
Ô pauvre monde, sans âme et sans gloire,
Sans odes, sans romance, sans feu, sans dignité,
Que du futile erre en ta virtuelle mémoire,
Tout est perdu : François est mort et enterré…

JACQUOUILLE (tapotant frénétiquement, hilare)
Oh bééé, Messire, y’a p’t’être ben une chance
De l’réécrivailler en doux vers comiques !
Moi j’dis qu’c’est mieux, tout en gardant l’élégance,
Et qu’ça sert aussi pour passer la critique.
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Mise en scène finale
• Godefroy tombe à genoux devant l’ordinateur, persuadé d’avoir trouvé le « Livre des Âges ».
• Jacquouille envoie un message au hasard, éclate de rire en voyant une réponse automatique.
• Godefroy crie : « François est sauvé ! »
• Jacquouille : « Oh bééé, et moi j’ai trouvé du jambon en promo ! »
• Rideau.
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SCÈNE 11 – Le Poème Révélé

Une bibliothèque moderne. Sur un écran d’ordinateur s’affiche un texte : « Les Visiteurs 4 – Faut ranimer le vieux François ». Godefroy s’approche, Jacquouille lit par-dessus son épaule.

GODEFROY (lisant à haute voix, solennel)
Par ma foi, voici noble écrit,
Un chant sacré, plein de mémoire !
On y décrit nos hauts exploits, faits d’gloire,
Et nos combats pour François, bénis !

JACQUOUILLE (plissant les yeux, hilare)
Oh bééé, Messire, c’est ben noté !
Y a même mon nom, j’suis une vedette !
Moi j’dis qu’c’est mieux qu’vos conquêtes,
J’suis dans un livre, j’suis publié !
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GODEFROY (frappant son poing sur sa poitrine)
Ainsi le temps grava ici nos pas,
Et fit de nous héros d’une grande épopée !
Ô doux honneur, ô sublime destinée,
François vivra, jamais ne périra !

JACQUOUILLE (montrant le texte du doigt, hilare)
Oh bééé, regardez, y parle d’mon jambon !
C’est écrit noir sur blanc, j’suis un génie !
Moi j’dis qu’on est mieux qu’vos prophéties,
Un jambon sacré, c’est ma mission !
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GODEFROY (levant l’épée, exalté)
Si nous sommes chantés ainsi par les âges,
Alors François le Sage renaîtra encor !
Et notre gloire, plus forte que la mort,
Sera gardée dans ce doux langage !

JACQUOUILLE (sautillant, brandissant le jambon)
Oh bééé, Messire, ici écrit « des stars » !
On passe à la postérité !
J’dis adieu à vos cauchemars,
J’vais signer des jambons, et vous… des sonnets !
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GODEFROY (exalté)
Jacquille, je vois là un fort bon pressage :
Les siècles nous liront, tel quel :
Godefroy le Grand – sauveur, sublime image
Du vieux François, immortel !

JACQUOUILLE (exalté, levant son jambon)
Et Jacouille le Fort, qui sent peu le fromage,
Grand Guerrier du Jambon – à ses côtés, tel quel !
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Mise en scène finale
• Godefroy lit le poème comme une prière, persuadé d’être un héros éternel.
• Jacquouille saute partout, brandit son jambon comme un stylo pour signer des autographes.
• L’écran brille, le texte défile comme une prophétie.
• Godefroy s’écrie : « Nous sommes l’Histoire ! »
• Jacquouille : « Oh bééé, et moi j’suis l’pied d’page ! »
• Rideau.
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SCÈNE 12 – L’Auteur Révélé
Toujours dans la bibliothèque moderne. Sur l’écran, le nom « Jacques AADLOV DEVERS » apparaît en bas du poème. Godefroy s’incline, Jacquouille plisse les yeux.

GODEFROY (lisant, ton grave et solennel)
Voici le nom, écrit en lettres d’or :
AADLOV DEVERS, noble écrivain !
Est-ce prophète, est-ce devin,
Qui nous fit vivre encor et encor ?

JACQUOUILLE (ricanant, se grattant la tête)
Oh bééé, Messire, c’est ben bizarre !
Un nom tordu, ce troubadour…
Un tavernier, p’têt, qui sans détour
Nous file ses rimes au comptoir !
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GODEFROY (levant son épée, exalté)
Si cet auteur grava nos pas,
Alors nos vies sont immortelles !
Et dans ses vers, comme étincelles,
François vivra, ne périra pas !

JACQUOUILLE (tapotant l’écran, hilare)
Oh bééé, regardez, y parle d’oiseaux !
C’est p’têt un cousin de Prévert !
Moi j’dis qu’c’est mieux qu’vos prières,
Un poète qui rime avec du pinot !
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GODEFROY (s’adressant au public, ton prophétique)
Ô peuple, sachez que nos destins
Sont écrits par ce noble scribe !
Et si sa plume encor nous guide,
On reviendra… demain !
Sauver François en diatribes,
Surgir des cendres, le Vrai Roi !

JACQUOUILLE (au public, brandissant son jambon comme une plume)
Oh bééé, Messires, c’est ben joli,
Mais moi j’préfère l’écrire au lard :
Un jambon trempé dans l’pinard,
C’est mieux que toutes vos comédies !
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Mise en scène finale
• Godefroy s’incline devant le nom de l’auteur, persuadé d’avoir trouvé un prophète.
• Jacquouille brandit son jambon comme une plume, mime d’écrire sur le mur.
• Tous deux se tournent vers le public :
o Godefroy proclame : « Nous sommes l’Histoire ! »
o Jacquouille ajoute : « Oh bééé, et lui, c’est l’poète qui nous a inventés ! »
• Rideau.

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Les Visiteurs 4 - Il faut sauver le vieux François
La série continue...courage !

Tous droits réservés © Poème posté le 19/10/2025 par Jacques AADLOV - DEVERS

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