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Le cobra royal

Dans la nuit, la douce lune luit
et voici, qu'ici, dans le sable, gît un être royal.
Son regard tel un sabre, tranche plus d'un voile.
Son corps est miroir, tout est uni en lui,
il a acquis : “ relatif à qui ?”
Minerve.
Ses gestes vacillent de la force à la légèreté, il danse,
la mort est sa seule délivrance.
Il danse, malgré l'usure, il rêve.
Tout mot lui est indigeste et ne provoque que morsure
mais voilà que lui échappent quelques vers :
"Ô grand drame ! je ne puis retenir mes larmes !
Si j'avais la force, d'unir, pour elle, les parties de mon âme !
Saches que je serai l'écorce si son cœur était l'arbre !
Comment s'échapper de cette danse macabre ?
Les hommes, ils n'ont su
Nager dans les vagues, de cette mer qui roule…".
Il blêmit sous les railleries, et ses écailles perdent de leur vert.
Son cœur est chaud mais son sang est froid.
Lui qui encore la veille était le roi,
il doit vivre en tant que cobra,
à mi-chemin
son corps, son fardeau, il devra le traîner.
Ni jambes, ni bras mais enchaîné,
condamné par celui qui le créa
à cracher du venin,
à sentir avant d'entrer,
à ne pouvoir aimer que de loin,
à câlin malin,
à n'embrasser que de vue.
Rien ne vaut, tout est vain,
il est bien nu.
Mais quelle merveille se profile à l'horizon ?
Les rayons du grand apollon sont au diapason.
Au feu, sa peau se mue, et voilà qu'il fleurit,
restant muet, contemplant la beauté.
Le jour se levait, la lune s'échappait, le foyer s'embrasait, elle était partie.
Il se mit alors à rire et à chanter,
libéré, mais les chaînes toujours attachées,
il les fît danser.
À chasser, l'idée de cet autre qu'il ne peut dessiner, qu'il ne peut désigner, sur le chemin d'au delà,
il divagua, papa.
Poème écrit dans le cadre d’un concours de poésie à l’adresse d’étudiants : « Versant Animal »

Tous droits réservés © Poème posté le 18/10/2025 par Bacchusapocalypse

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