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La douloureuse

On est content tant qu’on ne pense pas aux lendemains,
Qu’on s’apprête pour le bal, l’insouciance pour marraine,
Dépensée sans compter, car à portée de mains,
La vie est dévorée, ainsi qu’une pizza reine.

Les plaisirs, comme des dûs, encaissés au comptant,
Murs du son fracassés, à fond la caisse, sirènes
Qui serinent ce refrain, que d’une clémence sereine,
D’indues heures déréglées s’additionnent au restant.

La vie aussi cruelle que prodigue en bontés,
Vient recouvrer ses dettes, d’un avide tournemain,
La note réglée dépasse le total escompté :
Farfouille l’éparpillé laitons du sac à main.

Quel est l’intérêt du déguenillé surplus,
Du fatras filandreux des rabiots octroyés ?
Les débutantes Balmain, champ’ et ronce de noyer,
Les jetons, au rebut, décampent, n’en jetez plus.

© Poème posté le 14/10/2025 par Deshaiessaintes

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