Perfide liberté
7
Dans le limon d’un pré que sa laideur défend,
Vibre au son du banjo une humble caravane ;
Devant elle à petits pas frappés une enfant
S’efforce de mimer une danse gitane.
Sans un tressaillement, s’inclinant sur ses paumes,
Elle enchaîne une roue tout en légèreté
Dont la grâce ferait affluer les aumônes,
S’il était un public pour ce peuple indompté.
Épris de liberté, bohémiens sans patrie,
Ils se fraient un chemin, au gré de leurs coutumes
En survivant des gains de leur maigre industrie ;
Souvent chassés, s’en vont ailleurs, pleins d’amertume.
Ils mènent la roulotte, abritant leur famille
Dans un parcours sans fin, au rythme des chalands,
Masquent leur dénuement sous des perles qui brillent
Et voyagent ainsi depuis plus de mille ans.
Leur vie de baladins, hors des sentiers battus,
Éveille encore en nous un vieux soupçon qui plane
Depuis des temps lointains, sur toutes ces tribus,
Mais des roms l’on n’entend que le violon tzigane.
Vibre au son du banjo une humble caravane ;
Devant elle à petits pas frappés une enfant
S’efforce de mimer une danse gitane.
Sans un tressaillement, s’inclinant sur ses paumes,
Elle enchaîne une roue tout en légèreté
Dont la grâce ferait affluer les aumônes,
S’il était un public pour ce peuple indompté.
Épris de liberté, bohémiens sans patrie,
Ils se fraient un chemin, au gré de leurs coutumes
En survivant des gains de leur maigre industrie ;
Souvent chassés, s’en vont ailleurs, pleins d’amertume.
Ils mènent la roulotte, abritant leur famille
Dans un parcours sans fin, au rythme des chalands,
Masquent leur dénuement sous des perles qui brillent
Et voyagent ainsi depuis plus de mille ans.
Leur vie de baladins, hors des sentiers battus,
Éveille encore en nous un vieux soupçon qui plane
Depuis des temps lointains, sur toutes ces tribus,
Mais des roms l’on n’entend que le violon tzigane.
