Le Chat des toits
2
Sous le fin clair de lune, il glisse en silence,
Ombre oubliée, au sommet des toits déserts ;
Ses pas résonnent, perdus dans l’absence,
Et nul foyer n’éclaire son petit univers.
Il guette aux fenêtres les lueurs odorantes,
Les flammes qui dansent au fond des âtres ;
Un souffle chaud, une main caressante,
Serait pour lui le plus beau des théâtres.
Pourquoi n’est-il pas ce fragile chaton
Qu’une enfant serre contre son doux jupon ?
Son miaulement se perd, s’égrène dans l’air,
Et les passants l’écartent d’un geste amer,
Repoussant son museau tremblant,
D’un geste d’indifférence, jamais de rage ;
Son cri s’éteint sous le souffle du vent,
Et la nuit seule soigne et efface les outrages.
Alors, le dos voûté sous les étoiles,
Il cherche un abri sur contre la pluie ;
L'astre nocturne, seul, l’écoute et dévoile
Un souffle de douceur et de paix dans sa vie.
Tandis qu'il espère en secret qu’une voix rassurante
Lui donnera un joli petit nom ;
Alors son errance, jadis plainte vacillante,
Prendra fin en un soulagement profond.
Ombre oubliée, au sommet des toits déserts ;
Ses pas résonnent, perdus dans l’absence,
Et nul foyer n’éclaire son petit univers.
Il guette aux fenêtres les lueurs odorantes,
Les flammes qui dansent au fond des âtres ;
Un souffle chaud, une main caressante,
Serait pour lui le plus beau des théâtres.
Pourquoi n’est-il pas ce fragile chaton
Qu’une enfant serre contre son doux jupon ?
Son miaulement se perd, s’égrène dans l’air,
Et les passants l’écartent d’un geste amer,
Repoussant son museau tremblant,
D’un geste d’indifférence, jamais de rage ;
Son cri s’éteint sous le souffle du vent,
Et la nuit seule soigne et efface les outrages.
Alors, le dos voûté sous les étoiles,
Il cherche un abri sur contre la pluie ;
L'astre nocturne, seul, l’écoute et dévoile
Un souffle de douceur et de paix dans sa vie.
Tandis qu'il espère en secret qu’une voix rassurante
Lui donnera un joli petit nom ;
Alors son errance, jadis plainte vacillante,
Prendra fin en un soulagement profond.
