Dans la solitude et l’attente,
Mon amour sombre et hors-la-loi,
J’ai mordu tes lèvres absentes,
Pleurant de n'entendre ta voix.
J’ai fait mes adieux à ton corps
Et par fierté, me suis enfuie.
Je suis allée de corps en corps
À la recherche de l'oubli.
J'ai chanté dans mes beuveries,
Cherché, dans la boue, des étoiles ;
Mon cœur perdu s'est englouti,
Noyé de vagues animales.
Oh, ces étreintes, rages froides,
Baisers de dégoût et de faim,
Cette interminable noyade,
Oh, ces mots suppliant en vain !
Et dans les aubes d'insomnie,
Obscures, sans amour, sans loi,
Mordant mes draps, inassouvie,
J’ai pleuré pour que tu sois là.
Madrugada sem sono
Na solidão a esperar-te
Meu amor fora da lei
Mordi meus lábios sem beijos
Tive ciúmes, chorei
Despedi-me do teu corpo
E por orgulho fugi
Andei dum corpo a outro corpo
Só p’ra me esquecer de ti
Embriaguei-me, cantei
E busquei estrelas na lama
Naufraguei meu coração
Nas ondas loucas da cama
Ai abraços frios de raiva
Ai beijos de nojo e fome
Ai nomes que murmurei
Com a febre do teu nome
De madrugada sem sono
Sem luz, sem amor, nem lei
Mordi meus brancos lençóis
Tive saudades, chorei.
Goulart Nogueira
Poème écrit par
Tontonjacques
Aubes d'insomnie
4
Une adaptation en français d'un fado portugais. Le texte original est dû à Goulart Nogueira, et on peut en entendre une interprétation (remarquable) en v.o. ici : https://www.youtube.com/watch?v=0bPIvQpSC34&list=RD0bPIvQpSC34&start_radio=1 – la voix, tout comme la guitare portugaise, sont magnifiques. Ici, ça ne vaut sans doute pas l'original, mais je ne suis pas Gilberta João (ni Amalia Rodrigues).
Tous droits réservés © Poème posté le 03/10/2025 par Tontonjacques
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