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Pauvre muse
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J’utilise si bas et si vainement ma muse, j’en fais simple emploi, jamais n’en abuse. On ne commande pas aux Dieux, on ne quémande pas aux sages. Si les embruns vous envoûtent, il faut le glacis de l’ennemi pour savourer à nouveaux les louanges.

Les mots, chères idoles, je les ai tressées pour vous, en torches brandies haut la gorge ; brulants éloges, folie à peine consumée. J’ai écris, oh oui, comme un fou, comme on écrit à un frère d’âme.

Les syllabes. je les roule sous la langue et les éjecte sous feuilles blanches. Je les chéris et je les
maudits ; il y a réconciliation mais à quel prix. Au prix de l’audace, aux prix de la tendre chair, aux prix de quelques caresses vécues puis mises en veille, quand suite à la descente des soleils, quand l’obscurité noie tout esprit de jouvence, tout appétence. Alors, alors seulement, on se remémore tout cela, bien doucement.

© Poème posté le 03/03/2011 par Spock27

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