Soir d'été en pays rhodanien
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Le soleil va passer derrière la montagne,
Et la chaleur du jour s’apprête à s’endormir,
Alanguie aux talus, cachée sous le soupir
Qui s’exhale des fleurs blotties dans la campagne.
Au village les rues sont brûlure et silence
Et la pierre mendie un souffle inespéré,
Tandis que le clocher, depuis longtemps dressé
Face aux bancs de la place, atteint le ciel immense.
Appuyé sur sa canne, un vieil homme trottine
À petits pas prudents, à petits pas voûtés,
Il connaît chaque seuil où les chats sont lovés,
Chaque bord de fenêtre où le couchant s’incline.
Il parvient au muret qui cerne la fontaine
Dont l’eau ne coule plus. Il aime ici s’asseoir
Et, sans bouger, guetter les menus riens du soir,
De l’ombre calme et douce à la lune soudaine.
Il y a les enfants, leurs jeux et leurs querelles,
Puis l’instant suspendu quand se taisent les nids,
Il y a ce compère un peu gauche, un peu gris*,
Qui lui lance, amusé : ʺAlors ? Quelles nouvelles ?ʺ
Et la chaleur du jour s’apprête à s’endormir,
Alanguie aux talus, cachée sous le soupir
Qui s’exhale des fleurs blotties dans la campagne.
Au village les rues sont brûlure et silence
Et la pierre mendie un souffle inespéré,
Tandis que le clocher, depuis longtemps dressé
Face aux bancs de la place, atteint le ciel immense.
Appuyé sur sa canne, un vieil homme trottine
À petits pas prudents, à petits pas voûtés,
Il connaît chaque seuil où les chats sont lovés,
Chaque bord de fenêtre où le couchant s’incline.
Il parvient au muret qui cerne la fontaine
Dont l’eau ne coule plus. Il aime ici s’asseoir
Et, sans bouger, guetter les menus riens du soir,
De l’ombre calme et douce à la lune soudaine.
Il y a les enfants, leurs jeux et leurs querelles,
Puis l’instant suspendu quand se taisent les nids,
Il y a ce compère un peu gauche, un peu gris*,
Qui lui lance, amusé : ʺAlors ? Quelles nouvelles ?ʺ
* Il faut voir ici les effets du soleil et non pas ceux de l'alcool
