Les égarés
2
Sur la berge, côte à côte, attendent, livides.
Au travers du brouillard, des regards vides.
Approche, pagayant de sa rame, la silhouette.
Couverte, sans traits qui se distinguent, muette.
Lève le bras et de ces doigts tordus, invite.
Sur sa barque, s’installent les égarés,
Visages morts, corps perdus, cœurs arrêtés.
Ne savent où aller et suivent celle qui incite.
Impassible, vêtue de sa cape, sent la mort.
Sous le gris encore plus gris, pagaie encore,
Sur les eaux troubles, en silence, les emportent.
Jour se lève, têtes se dressent, brillent prunelles.
A L’horizon, une ombre, s’ouvre une porte,
Derrière, mensonge ou vie éternelle ?
Au travers du brouillard, des regards vides.
Approche, pagayant de sa rame, la silhouette.
Couverte, sans traits qui se distinguent, muette.
Lève le bras et de ces doigts tordus, invite.
Sur sa barque, s’installent les égarés,
Visages morts, corps perdus, cœurs arrêtés.
Ne savent où aller et suivent celle qui incite.
Impassible, vêtue de sa cape, sent la mort.
Sous le gris encore plus gris, pagaie encore,
Sur les eaux troubles, en silence, les emportent.
Jour se lève, têtes se dressent, brillent prunelles.
A L’horizon, une ombre, s’ouvre une porte,
Derrière, mensonge ou vie éternelle ?
