Nul n'est jamais parfait
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Nul n’est jamais parfait : la belle enfant est tchèque,
Et je gage avec vous qu’elle dira tout bas
Quand je lui parlerai de la Pinacothèque :
— Quel est donc ce Kotek ? et ne comprendra pas.
Bon, alors ça c’est fait, je sais, elle est classique,
Ce n’est pas pour cela que je vais la renier ;
Je l’admets volontiers, je suis un peu cynique,
Je ne suis qu’un rimeur hâve et déguenillé.
Ô sourcilleux amis de la Littérature,
Qui aimeriez me voir, disons, désépaissi,
Souffrez qu’encore un peu, comme la confiture,
J’étale ici la lie de mon mauvais esprit.
Ne bâillez pas à vous décrocher la mâchoire,
Ne vous endormez pas bêtement, en sursaut.
Songez qu’un jour enfin resplendira la gloire
Comme un astre illumine un humble vermisseau.
D’ici là, haut les cœurs, vive la République !
Voilà que je reprends déjà le mors aux dents…
Si mes vers besogneux vous flanquent la colique,
Cherchez ailleurs la grâce et les neiges d’antan.
Le poème incongru de ce piètre trouvère,
Des vierges enjouées, l’ayant longtemps guetté,
Sur la grève marine un matin le trouvèrent :
Le flot, qui l’apporta, recule épouvanté.
(POST SCRIPTUM)
Pour les bachi-bouzouks et les cercopithèques
Aux réflexes tardifs, ou à l’esprit lambin,
Qui n’auraient pas saisi, pour la Pinacothèque :
Qu’ils se penchent alors sur l’Habitat urbain.
Et je gage avec vous qu’elle dira tout bas
Quand je lui parlerai de la Pinacothèque :
— Quel est donc ce Kotek ? et ne comprendra pas.
Bon, alors ça c’est fait, je sais, elle est classique,
Ce n’est pas pour cela que je vais la renier ;
Je l’admets volontiers, je suis un peu cynique,
Je ne suis qu’un rimeur hâve et déguenillé.
Ô sourcilleux amis de la Littérature,
Qui aimeriez me voir, disons, désépaissi,
Souffrez qu’encore un peu, comme la confiture,
J’étale ici la lie de mon mauvais esprit.
Ne bâillez pas à vous décrocher la mâchoire,
Ne vous endormez pas bêtement, en sursaut.
Songez qu’un jour enfin resplendira la gloire
Comme un astre illumine un humble vermisseau.
D’ici là, haut les cœurs, vive la République !
Voilà que je reprends déjà le mors aux dents…
Si mes vers besogneux vous flanquent la colique,
Cherchez ailleurs la grâce et les neiges d’antan.
Le poème incongru de ce piètre trouvère,
Des vierges enjouées, l’ayant longtemps guetté,
Sur la grève marine un matin le trouvèrent :
Le flot, qui l’apporta, recule épouvanté.
(POST SCRIPTUM)
Pour les bachi-bouzouks et les cercopithèques
Aux réflexes tardifs, ou à l’esprit lambin,
Qui n’auraient pas saisi, pour la Pinacothèque :
Qu’ils se penchent alors sur l’Habitat urbain.
