Abricots
1
J’ai vu des nuées d’abricots qui s’en allaient dans les prairies,
A la poursuite des feuilles de nuit qui volaient sur l’étang.
J’ai entendu des notes de blues frapper au cœur des oliviers,
Et la Terre a tremblé sous les cris endormis des fleurs acoustiques.
Sur le Mississippi j’ai croisé des harmonicas chuchotant aux oiseaux.
Dans la tendre paresse des minuits, discutaient des constellations.
Elles me parlaient des abricots, et des regards posés la haut,
Des miroirs que l’on traverse pour y trouver des paradis.
Des clochers des églises les nuages s’évaporent et déposent des pendules,
Hypnotisant le jour et ses serpents ailés aux portes des enfers.
J’ai touché la fraicheur des roses fanées bleutées ensevelies sous l’aube,
J’ai gouté leur sang du bout de mes épines, à la saveur exquise de pâte d’abricot.
J’ai suivi des échos le long des souffles amers dansant sur les rochers,
Dans les champs d’ancolies sucrées aux gouttes de miel.
J’ai senti dans leurs feux les effluves mystérieuses de chimères étoilées,
Qui déposaient, à l’orée des rêves, des nuées d’abricots à l’ombre des prairies.
©PapaOurs
A la poursuite des feuilles de nuit qui volaient sur l’étang.
J’ai entendu des notes de blues frapper au cœur des oliviers,
Et la Terre a tremblé sous les cris endormis des fleurs acoustiques.
Sur le Mississippi j’ai croisé des harmonicas chuchotant aux oiseaux.
Dans la tendre paresse des minuits, discutaient des constellations.
Elles me parlaient des abricots, et des regards posés la haut,
Des miroirs que l’on traverse pour y trouver des paradis.
Des clochers des églises les nuages s’évaporent et déposent des pendules,
Hypnotisant le jour et ses serpents ailés aux portes des enfers.
J’ai touché la fraicheur des roses fanées bleutées ensevelies sous l’aube,
J’ai gouté leur sang du bout de mes épines, à la saveur exquise de pâte d’abricot.
J’ai suivi des échos le long des souffles amers dansant sur les rochers,
Dans les champs d’ancolies sucrées aux gouttes de miel.
J’ai senti dans leurs feux les effluves mystérieuses de chimères étoilées,
Qui déposaient, à l’orée des rêves, des nuées d’abricots à l’ombre des prairies.
©PapaOurs
