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Le chant des anges
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Alors la nuit égrène sa diaprure noire,
éteignant l'incendie du soleil mourant,
la lune depuis joncher sur son perchoir,
sertie entre deux nuages vagabondant.

Le ciel fusionnait avec la terre mère,
dans un horizon parti en lambeaux,
laissant une traîne presque linéaire,
colorant les cieux d'un beau ponceau.

Les arbustes cependant bruissaient,
muent telles des ombres nocturnes,
pareilles à des âmes dans l'immensité,
leur donnant quelque peu l'air taciturne.

Désormais tous les oiseaux s'étaient tus,
sous les rayons de lune, l'eau scintillait,
l'éternité semblait vouloir se mettre à nu,
la voûte céleste revêtue de gris cendré.

Identique à une procession silencieuse,
me laissant entendre une mélodie flûtée,
idem aux anges à la voix harmonieuse,
en cette écoute, je me laissais emporter.

© Poème posté le 15/08/2025 par Okami

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