Il n’est rien de plus vain
2
Il n’est rien de plus vain que ce monde agité
Où mon regard se pose le monde s’écume
Par des désirs confus qui leur sont suscités
D’un vin de joie tous boivent la lie d’amertume
Malgré son innocence l’enfance est ternie
Par l’échec que l’adulte en sagesse confond
Ainsi à peine né tout du vice est fourni
À l’enfant qui déjà dans le monde se fond
Je ne suis pas de ceux qui clament la grandeur
Ou bien la petitesse de l’humain grondeur
Il suffit que chacun reconnaisse sa tare
Cultive son jardin taise son racontar
Puis oublie son voisin et l’on verra peut-être
Que chacun s’oubliant on peut tous se connaître.
Où mon regard se pose le monde s’écume
Par des désirs confus qui leur sont suscités
D’un vin de joie tous boivent la lie d’amertume
Malgré son innocence l’enfance est ternie
Par l’échec que l’adulte en sagesse confond
Ainsi à peine né tout du vice est fourni
À l’enfant qui déjà dans le monde se fond
Je ne suis pas de ceux qui clament la grandeur
Ou bien la petitesse de l’humain grondeur
Il suffit que chacun reconnaisse sa tare
Cultive son jardin taise son racontar
Puis oublie son voisin et l’on verra peut-être
Que chacun s’oubliant on peut tous se connaître.
©JIM / Adolète (1970)
