La dernière goutte.
3
Tu es l’absence qu’aucun apothicaire ne panse.
J’aurais aimé qu’il y ait une posologie.
Un mode d’emploi, une distance, une défense,
une limite claire avant la toxicologie.
Une ligne rouge à ne pas franchir sur ta peau,
un silence interdit à ne pas avaler.
J’ai confondu le poison et le beau,
et bu chaque goutte sans me réguler.
Sans dose, je t’ai pris,
aussi bien le jour que la nuit.
Sans mesure, sans repli,
jusqu’à me dissoudre dans l’oubli.
Le flacon est à présent vide, l’espoir aussi.
J’effleure ce qu’il ne reste plus,
comme un soulard en fin de nuit
qui boit le vide à bout de vue.
Et je saigne de là où l’on aime,
de l’endroit précis où tout a commencé.
Je traîne l’effet secondaire que tu sèmes,
ce poison lent que je continue d’avaler.
J’aurais aimé qu’il y ait une posologie.
Un mode d’emploi, une distance, une défense,
une limite claire avant la toxicologie.
Une ligne rouge à ne pas franchir sur ta peau,
un silence interdit à ne pas avaler.
J’ai confondu le poison et le beau,
et bu chaque goutte sans me réguler.
Sans dose, je t’ai pris,
aussi bien le jour que la nuit.
Sans mesure, sans repli,
jusqu’à me dissoudre dans l’oubli.
Le flacon est à présent vide, l’espoir aussi.
J’effleure ce qu’il ne reste plus,
comme un soulard en fin de nuit
qui boit le vide à bout de vue.
Et je saigne de là où l’on aime,
de l’endroit précis où tout a commencé.
Je traîne l’effet secondaire que tu sèmes,
ce poison lent que je continue d’avaler.
Quand l’amour ressemble plus à un traitement qu’à un soulagement.
