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Les baisers salés

Bon, fort, beau, ténébreux,
Lumineux à la fois,
C'est ce rêve hideux
Que tu me tendais là…

Dans un courant d'air sec,
Je sentais l'encens Dieu,
Et d'un coup, plus un mec
Sur le boulevard, vieux.

Je stagnais sous la voûte,
Et je voyais des âmes,
Fous diamants qu'envoute
Le doux cœur de ces femmes.

Donc, où vais-je à cette heure ?
Il paraît qu'un immeuble
Qui, d'acier et d'or, pleure,
Peut me seoir comme meuble.

Tous droits réservés © Poème posté le 22/07/2025 par Sebastien

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